Gaspillage alimentaire : facteur d’insalubrité

Le gaspillage alimentaire n’est pas qu’une question de gâchis, elle a aussi un impact environnemental. Ce fléau à des conséquences économique, social, sanitaire et surtout environnemental. Car en plus de gaspiller l’eau, l’énergie, on pollue les sols ce qui contribue à  l’augmentation des déchets, émission de gaz à effet de serre des déchets, etc…

Au-delà des discours et statistiques, le gaspillage est un phénomène réel en Afrique et au Mali en particulier. A Bamako la moitié des déchets ménagers sont composé de reste de nourriture.  Ces restes de nourriture sont jeter dans les poubelles et qui finissent dans les décharges sont vecteurs d’odeurs nauséabondes, et d’insalubrité.

Selon les statistiques de Planet scope, plus de 41.200 kilos de nourriture sont jetés chaque seconde dans le monde. « Cela représente un gaspillage alimentaire de 1,3 milliard de tonnes d’aliments par an, soit 1/3 de la production globale de denrées alimentaires dédiée à la consommation. » stipule les chiffres. Une étude de la FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, en 2013 révélait que si le gaspillage alimentaire était un pays, il serait le 3e pays le plus grand émetteur de gaz à effet de serre au monde.

L’enjeu du gaspillage alimentaire est en généralement liées aux pertes dû à un problème de conservation de transport et de stockage des produits agricole. Mais il faudrait également parler sur le gaspillage dans les ménages, les restaurants, hôtels d’une part. D’autre part le gaspillage lors des fêtes (Tabaski, Ramadan, mariages, baptêmes). Un tour dans les marchés et les rues de Bamako et le décor est planté. Entre reste de riz cuisiné, fruits et légumes pourris, sont éparpillés un peu partout.

Le gaspillage délibéré des commerçants qui jettent le reste des marchandises au quatre coins des marchés. Ces pratiques contribuent à l’insalubrité totale de la ville et à la destruction de notre environnement.

Certes nous remarquons une abondance d’initiatives émergente actuellement au Mali, à travers les personnes qui s’intéressent plus aux activités de recyclages ou de reforestation. Mais il faudrait également des solutions pérennes pour réduire le gaspillage alimentaire.

                          Assitan Siga FADIGA

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