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‘’Grin’’ : lieu de détente ou de dépravation ?

A Bamako, comme dans pratiquement toutes les localités du Mali, à chaque ruelle, il est fréquent de rencontrer un groupement de personnes rassemblés le plus souvent autour du thé pour discuter, causer sur des divers sujets, généralement sur le sport, la politique, l’économie, la culture ou social.

Pour certains ce sont des espaces de détente, de libération et surtout de discussion sans tabous.

Ces regroupements font partie du quotidien de certains Maliens: riches, pauvres, vieux, jeunes, femmes ou hommes, chacun à son grin dans son quartier ou ailleurs.

 Politique, religion, sport, sexualité, faits de société, tous les sujets sont abordés dans ces espaces. Ces discussions sont des moyens de formation pour chacun. Quand un évènement important se passe qu’il soit national ou international, les grin sont les lieux adéquats pour s’informer et débattre sur ces sujets.

Toutefois, il faut souligner que ces endroits deviennent de plus en plus des lieux de dépravation. En raison des fréquentations mixtes, certains ont tendance à se livrer à toutes sortes de pratiques et comportements qui laissent à désirer. Certains n’hésitent pas à voler pour se faire voir et apprécier par les autres.

La fréquentation de certains grin peut entrainer des déviations vers la consommation abusive d’alcool, de cigarettes ou autres stupéfiants.

Très souvent, au cours de ces rencontres, aucun propos n’est exprimé sans grossièreté. Également les injures de parents, et violences physiques sont monnaie courante.

Certains grins sont sources de sérieux problème pour les familles proches, qui sont dérangées par les bavardages des noctambules qui ne pensent surtout pas aux heures.

Ousmane Diallo nous raconte sa frustration : «de 10h jusqu’à 3 h du matin, il n’y a pas d’heures fixes. Tu les voies assis derrière nos murs à bavarder, crier et jouer de la musique de tout genre. Et beaucoup parmi eux sont des délinquants et ces grins deviennent des lieux de déperditions, voire de dépravations de nos mœurs », regrette-t-il.

           Assitan Siga FADIGA

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