Insalubrité à Bamako : son impact sur la santé et l’économie

Dans certaines zones du Mali, la saison des pluies commence généralement à partir de mi-mai, juin, et va jusqu’à octobre. C’est la période propice pour les activités agricoles dans le pays. Mais à Bamako, on assiste à une situation dramatique. Des ordures dans les caniveaux par ci, aux marchés par là, dans les écoles. Pire l’intérieur et les alentours des hôpitaux ne sont pas épargnés par les comportements néfastes de certains citoyens qui relèguent la propreté et leur santé au dernier plan des préoccupations.

Les conséquences de cet incivisme sont nombreuses : les maladies infectieuses, les inondations. Une situation, qui n’encourage même pas le tourisme dans notre pays.

Chaque année, le gouvernement et les responsables communaux prétendent prendre les dispositions nécessaires pour rendre la ville plus propre. Mais, leurs efforts sont rendus vains par le comportement de certaines personnes qui transforment les caniveaux et collecteurs en véritables dépotoirs d’ordures.

Ce qui cause des inondations destructrices en cas de fortes pluies. Pendant l’hivernage, Bamako, la belle ville, devient la ville « sale ».

En effet, il n’est un secret pour personne, Bamako est sale. Dans certains quartiers, comme Banconi, Niamakoro, Sabalibougou, Yirimadjo, Torokoro, Doumazana, Lafiabougou, etc. qui ne donnent pas une bonne image à un visiteur qui a de la peine à avoir où mettre les pieds sans se boucher les narines ou se voir salir par de la boue, tellement que les rues sont envahies par des tas d’ordures et autres.

Il faut vite une solution et les Maliens doivent se rendent compte que l’insalubrité impacte négativement sur leur santé d’abord, ensuite sur l’économie et le tourisme.

Au grand marché, où l’insalubrité règne, il y a des risques de maladies. Pendant la saison des pluies, beaucoup de personnes (clients) n’y vont plus faire des achats, en raison des odeurs insupportables. Ce refus de fréquenter les marchés sales occasionne forcément des manques à gagner pour les commerçants.

Par ailleurs, outre insécurité, les visiteurs nationaux ou étrangers n’auront aucune envie d’aller faire leurs achats au Grand marché de Bamako ou visiter le pays, à cause de l’insalubrité en cette saison des pluies qui coïncide avec les grandes vacances scolaires, période par excellence de promenades.

Imaginez, lorsque l’on décide de visiter un pays, une ville, c’est généralement pour voir des choses agréables, garder des souvenirs inoubliables, remplir son album photos d’images de jardins, espaces publics, parcs, etc., bien entretenus et propres, de rues propres, des réseaux routiers bien tracés. Des choses qui font parfois défaut à Bamako, surtout en cette période hivernale.

Une ville insalubre est sources de maladies dont le paludisme, la diarrhée ou le choléra. Cette situation ne favorise en aucun cas le tourisme.

Il urge pour les autorités avec l’accompagnement des populations de trouver les voies et moyens pour assainir la ville de Bamako, la vitrine du Mali.

Mieux, un Mali propre est gage de notre santé, de la relance économique et même de la bonne image de notre pays à l’étranger.

Fatoumata Koita

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