La fête de la beauté et de la dégustation

Un adage malien dit qu’il ne faut pas attendre le jour de la fête pour épouser une jolie femme, car elles sont toutes rayonnantes ce jour-là. Au Mali, et dans la plupart des pays africains, la fête du mouton ou Tabaski rime avec de nouveaux accoutrements et de belle coiffure aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Voilà pourquoi, à la veille de cette communion musulmane, tous les ateliers de couture et salons de coiffure connaissent une abondance festive.

Le Bazin est à l’honneur, Composé de plusieurs couleurs, ce tissu souple et très brillant  est de  plus en plus convoité dans les ateliers sénégalais, ivoiriens et même malien.

Le mètre est vendu à 10.000 FCFA : 2 mètres, ou 3, voire 4 et plus peuvent en faire un complet, tout dépend de la morphologie de l’intéressé, afin de reste dans le tempo de la fête.

Adama, maître-tailleur assis derrière sa machine, avec ses ciseaux explique que chaque année, son atelier est bondé par la gente féminine. Le Bazin est de la tendance, chaque fête, avec des nouvelles coupes : «Cette année, les  matériels en provenance de Dubaï ou de  la Chine sont beaucoup plus sollicités par les femmes surtout avec les Bazin en couleur chaude, c’est très class. Celles qui ne peuvent pas se permettre de coudre 4 m se contentent de les compléter avec des jolis tissus de la Chine. C’est la touche particulière et les prix commencent à partir de 25 000 FCFA», a-t-il expliqué.

Quant à Sira Doumbia, de Perla couture, elle dira que la  rareté des clients s’explique  par la conjoncture économique du pays qui empêche  beaucoup de Maliens de se rendre dans les ateliers de couture. «En ce moment, la priorité est donnée à l’achat du bélier de la fête, Néanmoins, on a eu quelques habits à coudre pour homme et femme et la tendance pour les dames, chez nous cette année,  c’est le mélange de broderie et du Bazin. Nos prix sont en fonction du modèle choisi», révèle-t-elle.

La phase de coiffure neuve pour les femmes reste incontournable. C’est une autre forme de beauté. Elle n’est pas négligée en cette veille de fête. Au grand marché de Bamako, l’attirance pour la coiffure est marquée par une dominance féminine. Les coiffeuses sont dispersées partout et disposées à satisfaire la demande de leurs clientes aux goûts très différents. Le constant fait est que beaucoup de femmes se tournent vers les perruques avec des différents types de mèches.

Les prix commencent à partir de 7 500 FCFA pour les tissages, les braids, ainsi que les tresses simples ou avec mèches, qui sont actuellement très réclamés.

Le même constat est identique dans d’autres endroits de la capitale comme les Halls de  Bamako. La preuve: l’affluence de la clientèle est au rendez-vous, en ce lieu où certaines passent toute la journée à faire la queue. L’objectif pour celles-ci, est de se rendre plus belles, le jour de la fête.

                                                                                                 Fadimata KONTAO

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