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Parti YELEMA: la saignée continue

Depuis quelques semaines, le parti YELEMA (Le changement) de l’ancien Premier ministre Moussa Mara se vide de certains de ses membres fondateurs et autres militants.

Après la démission, le 6 juin 2019, de 9 hauts responsables du parti, c’est toute la section de Diré qui a posé ses valises à la CODEM, le 15 juillet. Les démissionnaires reprochent au président Moussa Mara des violations répétées des principes de base du parti et l’absence de promotion du leadership jeune, entre autres.

En effet, en deux mois, des dizaines des membres ont claqué la porte. Parmi eux, des fondateurs du parti. Les conséquences d’un long malaise auquel ces militants ont choisi de mettre fin en débarquant pour la plupart à la Convergence pour le Développement du Mali (CODEM) de l’actuel ministre de l’Environnement, de l’assainissement et du développement durable, Housseini Amion Guindo.

«Au bout de dix ans d’exercice, nous nous sommes rendus compte que le président du parti, Moussa Mara, n’était pas en train de respecter ces principes», note Amadou Aya, démissionnaire, Secrétaire politique de YELEMA, pendant près de  dix ans.

Face à ces départs, le président de YELEMA ne cache pas son regret de voir ces compagnons d’antan lui tourner le dos.

«Nous avons été témoins de cette situation déplorable, cela d’autant plus que certains partants ont été les fondateurs du parti. À l’annonce du départ de ces camarades, les instances du parti ont mis en place trois commissions pour aller discuter avec eux : une commission du Comité exécutif central, dirigée par le Maire de la Commune IV ; une Commission des femmes et une dernière des jeunes. À chacune de ces Commissions, ils ont indiqué qu’ils sont déjà partis et ont fait le choix du parti où ils comptent désormais militer, en l’occurrence la CODEM», confirme Moussa Mara.

À l’inverse, l’ancien Premier ministre assure qu’il a toujours agi, selon les principes du parti.

Alors que ses anciens camarades le soupçonnent de manœuvrer pour rester à la tête du parti, au-delà des dix ans prévus, Mara annonce qu’il quittera «ce poste pour continuer à militer au sein du parti, car personne n’est indispensable».

Comme on peut donc le constater, la descente aux enfers du parti le Changement est imminente, si rien n’est fait par le président Moussa Mara pour ramener le calme dans sa famille politique.

Paul Y. N’GUESSAN

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