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Tabaski : le mouton vendu à prix d’or

Au Mali, le Ministère des affaires religieuses et du culte a annoncé la fête de l’Aïd El Kébir le 11 août. Et les préparatifs vont bon train. Toutefois, chaque chef de famille a pour préoccupation majeure, l’achat du mouton de sacrifice. Cette année, le marché à bétail de la capitale est de moins en moins faible. Et pour cause, la crise qui sévit au centre puisque la plupart des moutons de la capitale sont issus de ces zones. Les animaux sont alors vendus à prix d’or.

Si la tabaski est décrite comme la fête du mouton, cette année pour se procurer un bélier bien en chair, il faudra débourser au moins  75.000 FCFA : « Là aussi ce n’est pas un bélier qui pourra satisfaire le client. Sinon il faut aller au-delà de 175 000. » Nous confie Siméon, au Marché de bétail de Faladiè garbal.  Pour lui, actuellement le marché de Faladiè garbal est le plus fourni en bétail dans la mesure où même les autres marchés viennent se procurer. Cette flambée de prix s’expliquerait aussi par le fait qu’il y a trop d’intermédiaires entre les clients. C’est ce qu’explique M. Kéita, venu acheter son mouton au marché « J’ai fait le tour des différents grands marchés à travers la capitale, je n’ai pas encore trouvé  mon choix puisqu’on n’est pas d’accord sur le prix. Je pense qu’il y a trop d’intermédiaires et c’est qui amène la surenchère. Si le propriétaire  donne son mouton à 75 000 FCFA, les intermédiaires cherchent 10 000FCFA en plus. Donc si on a trois ou quatre intermédiaires, le prix prend de l’ascenseur. »

D’autres aussi, expliquent la hausse des prix par les frais considérables de transport et l’entretien du bétail. À Bamako, les acheteurs déplorent cette situation car les prix ne sont pas à la portée de toutes les bourses.

Comme toutes les années, beaucoup attendent la dernière minute pour acheter leur mouton. Mais cette année le vendeur Siméon nous rassure que les prix ne vont pas baisser cette année. Car l’acheminement des moutons devient de plus en plus difficile : « Même le mardi (30 juillet) entre Sévaré et Bandiagara un convoi transportant des moutons a été attaqué. Trouver un mouton pour le sacrifice devient un véritable casse-tête surtout qu’il y a d’autres dépenses. Il y a n’en qui préfèrent élever eux-mêmes leurs moutons.

Le Mali étant un pays d’élevage par excellence, ne fait pourtant pas profiter les Maliens de cette potentialité. Même si les autorités chaque année organisent des ventes promotionnelles de bétails pour permettre un accès facile aux bétails, force est de constater qu’il reste encore beaucoup d’effort à faire, pour satisfaire à la forte demande.

Andiè Adama DARA

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