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Bitumage de la route Kati-Didiéni : la consistance des ouvrages reste le grand défi !

Le désenclavement intérieur et extérieur du Mali, à travers la réalisation d’infrastructures routières est au cœur des priorités du Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA, qui a promis d’y investir plus de 700 milliards de FCFA.

En effet, le Mali enregistre d’énormes acquis en matière de réalisation de routes, à travers tout le pays. Mais depuis quelques années, les routes construites ou réhabilitées se dégradent constamment et de manières précoce. Le constat est que les réseaux routiers n’arrivent pas à supporter le trafic pendant longtemps. S’il s’avère que dans 6 mois, les usagers du tronçon Kati-Didiéni de la RN3, qui coutera 72 milliards de FCFA, pourront circuler librement; le grand souci demeure sa résistance de l’ouvrage. Et l’entreprise qui est chargée de la réalisation des travaux est le géant SATOM.

Le développement des infrastructures dans notre pays connait des limites, car les routes construites ou réhabilitées se dégradent constamment et de manières précoce. Chaque nouvelle route est réalisée en fonction du trafic en prenant en compte l’évolution de celui-ci dans le temps, et surtout la charge qu’elle supporte.

La question que le tous les usagers des routes se posent, est celle de savoir pourquoi, malgré la prise en compte de ces différents paramètres, au moment de la conception et de la construction, il y a des routes qui ne résistent pas longtemps ?

Malgré les énormes efforts de l’AGEROUTE, le développement du secteur des transports notamment, le transport routier fait face à des contraintes dues à plusieurs facteurs, notamment la dégradation précoce des routes. Il existe différentes catégories de route au Mali, dont l’entretien relève de différentes structures en charge. Les routes d’intérêt national appelé (RN) dont la construction et l’entretien sont assurées par l’État ; les routes d’intérêt régional (RR) qui sont entretenus par les régions; les cercles entretiennent les routes d’intérêt local (RL) ; et les communes s’occupent des routes d’intérêt communal. Selon les spécialistes, les routes ne tiennent plus si l’entretien et les investissements ne suivent pas après les réalisations.

Aussi, estiment-ils, la qualité des matériaux utilisés dans la réalisation de ces ouvrages fait défaut. À cela, il faut ajouter la surcharge des moyens de transport.

Toute chose qui entretient le calvaire des usagers et l’augmentation du coût du transport sans oublier la diminution des échanges commerciaux, ainsi que les graves accidents de la route, qui ne sont pas sans conséquence pour les transporteurs, qui se retrouvent très fréquemment chez le mécanicien.

En tout cas, nombreux sont nos compatriotes qui se demandent où vont les énormes fonds de péages, destinés à l’entretien routier. Même si les responsabilités sont partagées entre eux et les autorités en charge de l’entretien des routes. Selon le Directeur national des Routes, Mamadou Naman TRAORE, « les routes qui existaient avaient une durée de vie pour de 7 à 8 ans. Mais précise-t-il, la réalisation des routes d’aujourd’hui s’effectue avec des standards offrant une durée de vie d’au moins de 20 ans. Car la 1ère consistait à réhabiliter la route existante pour la ramener à son standard initial. Ensuite, des travaux sont effectués qui permettront de réaliser des goudrons plus épais avec au minimum 12cm. Pour qui connait, l’ancrage  économique de la RN3, car elle assure l’acheminement correct des produits de grande consommation de toute nature, la reprise du trafic  de cet itinéraire est capitale pour le désenclavement intérieur et extérieur de notre pays ».

Il convient de souligner que malgré ces efforts, il est difficile de résoudre le problème de dégradation de nos routes, surtout en cette période. Car la pluie étant le premier ennemi de l’heure ne facilite pas la tâche. Par ailleurs, force est de reconnaitre que le problème de la dégradation des routes en zones rurales est due au manque d’entretien, mais celui de Bamako est étroitement liée aux problèmes d’assainissement. Le gouvernement reconnait qu’il y a encore beaucoup à faire et malgré les multiples initiatives tant de l’État ainsi que des particuliers, le calvaire continue.

Andiè Adama DARA

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