Circulation des poids-lourds et citernes à Bamako : l’Etat menace de sévir

La semaine écoulée a été épouvantable pour les populations de la capitale, témoins des scènes rares. À deux reprises, deux camions citernes ont pu causer la panique dans la capitale. Le premier qui a pris feu, le mercredi 25 septembre, a fait d’énormes dégâts matériels, avec des blessés et des morts. On parle de 15, selon les derniers chiffres de l’hôpital Gabriel Touré, qui décompte à l’heure encore plus de 30 blessés.

Une situation inquiétante qui a levé toute équivoque sur les dangers que les camions gros porteurs et citernes encourent.

La deuxième fureur s’est produite le jeudi 26 du même mois. Elle a été stoppée in extrémis par des agents de la Protection civile qui étaient de passage et dont la diligence s’inscrit dans les records. Car aussitôt que le camion a commencé à présenter des risques qui allaient être grands, ils ont pu recueillir un extincteur auprès d’une station d’essence pour circonscrire aussi vite à ce qui pourrait causer un drame sur l’axe de la descente de la colline de Badalabougou.

Un véritable risque pour la sécurité publique est donc là, et se présente aujourd’hui plus que jamais, comme un danger à circonscrire.

Ces incidents mortels sont dus tout simplement au non-respect des règlementations en matière de la circulation des gros porteurs dans la ville de Bamako, singulièrement règlementée par en l’occurrence l’arrêté N° 06/M-DB du 23 janvier 2015 portant réglementation de la circulation et de stationnement des gros porteurs dans le district de Bamako.

Cette mesure souffre du non-respect de certains conducteurs de gros porteurs. En atteste l’appel du ministre des Transports et de la mobilité urbaine au : « respect strict de ces mesures » dans un communiqué en date du 26 septembre dernier.

Il y a donc de quoi sur la planche des forces de sécurité sur les routes qui devront donc adapter une posture rigoureuse à tous les contrevenants à cette réglementation, qui s’exposent à la lettre à des sanctions sévères.

Par ailleurs, une autre question reste à résoudre, à savoir les autorisations au niveau des douanes. Il faudrait là aussi, que des efforts soient concentrés dans le respect du Code minier et pétrolier du Mali, pour mieux cerner les entrées de ces véhicules lourds de transports de marchandises solides et liquides, notamment les camions citernes transportant des inflammables.

Depuis là, il faudrait de la rigueur et de la mesure sur l’importation de ces produits liquides. Toutefois, certains de ces véhicules lourds circulent en pleine journée en contradiction flagrante des mesures qui réglementent leurs circulations, et par ricochet, sont aux antipodes du respect des contrôles techniques.

De là également, il y a de quoi à renforcer les visites techniques de ces véhicules qui deviennent de plus en plus menaçants et agaçants pour tous les usagers de la route.

En tout cas, pour minimiser les dégâts et épargner la vie des pauvres citoyens, Il faudrait qu’il y ait plus de rigueur au respect des normes de la circulation. Il faut le faire pour réglementer la circulation et éviter des pertes en vie humaine, car à force de passivité de l’Etat dans les sanctions et dans la prise des mesures coercitives avec la multiplicité de ces cas d’incidents survenus ces deux jours, la population risque de le faire d’elle-même et d’une autre manière.

Que Dieu nous préserve !

Ousmane Tangara

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*