Circulation routière : paiement sur place des infractions par les contrevenants

Dans le cadre de la lutte préventive contre l’insécurité routière, la corruption sur les routes, et de la répression des comportements dangereux avant qu’ils ne débouchent sur des accidents gravissimes, il est institué désormais des sanctions contre les contrevenants. En effet, les agents de policiers chargés de la régulation de la circulation routière seront désormais munis de quittances et de carnets à souches pour permettre aux contrevenants de régler sur place les différentes infractions à la circulation routière.

En effet, le freinage, l’éclairage, la direction, les roues et la pneumatique, la géométrie, la nuisance, et la signalisation ou en encore le non-respect du feu rouge, le sens interdit, l’usage du portable au volant, la conduite des troupeaux ou animaux isolés, la rupture d’une colonne ou d’un cortège en marche, le transport d’enfants de moins de 10 ans placés en avant de tous les véhicules automobiles, etc., sont entre autres les infractions qui font l’objet de verbalisation sur place par les agents de police.

Si beaucoup considéraient ces infractions comme mineures, désormais c’est tolérance zéro et la répression sera sans merci. Elles sont sanctionnées par des amendes et des sanctions relatives à la circulation routière, selon l’Arrêté N°02-2492/MET-MJ-MSIPC du 11 décembre 2002 fixant les taux des amendes forfaitaire en matière de circulation routière.

Elles se résument en amendes forfaitaires dans la catégorie des Contreventions de 1ère, 2ème et 3ème classe pour les cycles et les cyclomoteurs ainsi que les infractions aux règles concernant la conduite des véhicules, des animaux, et les conditions administratives de circulation des véhicules et leurs conducteurs. Il y a aussi les infractions concernant les véhicules eux-mêmes et leurs équipements. Les montants vont de 300 à 6 500 FCFA.

Quant aux sanctions non forfaitaires, elles font l’objet d’emprisonnement et d’amendes prévus dans le code pénal. Les montants à payer varient entre 20 000 à 500 000 FCFA, en plus des emprisonnements. Les agents en charge de la circulation routière, avec ces dispositifs mis à leur disposition permettront aux contrevenants de régler sur place les différentes infractions.

Dans le cas contraire, les fautifs disposent de 8 jours pour s’acquitter de sa contravention. Au-delà de ce délai, la procédure pénale sera enclenchée au niveau du Tribunal de simple police, selon les responsables des Affaires juridiques. Car selon eux, c’est l’absence d’une sanction formelle qui encourage la corruption et l’insécurité routière.

Ainsi, entre la Compagnie de la circulation routière et les automobilistes, la guerre est déclarée. L’espoir est permis de croire que c’est le début de la fin de l’incivisme, de la raquette et surtout l’anarchie qui ont caractérisé la circulation routière au Mali.

Andiè Adama DARA

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