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Commerce de sable : un métier dur qui nourrit son homme

Prenant  sa source au Fouta-Djalon en Guinée Conakry, le fleuve Niger est source de plusieurs activités génératrices de revenus au Mali. En effet, le commerce de sable qui provient de ce fleuve, est devenu, de nos jours, une activité lucrative qu’exercent certains jeunes hommes et femmes, qui en ont fait leur vrai métier.

Pour rencontrer ces travailleurs courageux et acharnés, il suffit juste de se rendre au bord du fleuve Djoliba pour les voir à l’œuvre en train d’extraire avec force la matière précieuse, c’est-à-dire le sable  pour ensuite le revendre.

En effet, certes, l’extraction du sable du fleuve n’exige pas une qualification particulière, mais beaucoup d’audace et de ténacité et sur ce plan les hommes n’en manquent surtout pas. Ils sont équipés d’une pelle, d’une ceinture bien serrée et descendent jusqu’ au fond du fleuve pour remplir la pirogue de sable et cela peut durer plusieurs minutes.

Quant aux femmes qui n’ont pas la force d’exercer la même force d’hercule, elles se contentent surtout de ramasser le sable versé au sol, pendant l’opération du dévasement de la pirogue pour le camion par les hommes. Elles le revendent pour la plupart aux gros porteur qui achètent pour compléter souvent  leur chargement et le prix est négociable avec les clients.

Selon Bocar SAMAKE, conducteur de camion, le prix du sable, en provenance de la région de Koulikoro pour le site de Missabougou, varie en fonction de la quantité, les saisons et la distance à parcourir.

«Le chargement des camions de 8 à 9 roues est cédé à 85 000 FCFA, pour ceux des 10 roues et autres le prix peut aller jusqu’à 100 000 FCFA et plus. Pour un chargement de sable de Magnambougou à une à destination de la Commune VI, est vendu à 80 000 FCFA ou 75 000 FCFA», révèle-t-il.

« Ce n’est pas seulement les propriétaires de camions qui se frottent les mains dans ce secteur, il y a également les piroguiers qui gagnent par mois et par pirogue ; et les chauffeurs de benne qui perçoivent entre 10 000 FCFA et 30 000 FCFA par chargement de sable, selon la destination», a fait savoir notre interlocuteur.

Outre les difficultés liées à ce secteur, le manque d’infrastructures demeure toujours la préoccupation majeure pour les exploitants de sable, une matière indispensable des bâtiments et des travaux publics (BTP).

Fadimata KONTAO

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