Migration : bientôt un manuel de protection des migrants vulnérables

Dans le cadre de ses activités de lutte contre la traite des personnes, et en prélude au lancement de son Manuel sur la protection et l’aide aux migrants vulnérables à la violence, à l’exploitation et aux mauvais traitements, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a organisé, le mardi 24 septembre 2019, à l’hôtel de l’Amitié, la formation et aide aux migrants vulnérables à la violence, à l’exploitation et aux mauvais traitements.

C’était sous l’égide du Chef de mission de l’OIM-Mali, Pascal Reyntjens, en présence une trentaine de participants. Cette session de formation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Safety, support and solutions in the central méditerranéen route », financé par le Département pour le développement international (DFID) du Royaume-Uni.

Elle vise à recueillir les impressions de la trentaine des participants, hauts responsables et acteurs impliqués dans la protection et l’assistance aux migrants vulnérables au Mali, afin d’introduire les concepts clés et les mécanismes d’action liés à l’aide et la protection des migrants vulnérables au niveau structurel, individuel et familial au dit manuel. Bon nombre de migrants sont aujourd’hui victimes de violence, d’exploitation et de mauvais traitements, sans pour autant bénéficier d’un régime de protection ou d’une assistance adéquate. Ce peut être le cas, par exemple, de travailleurs migrants employés dans des conditions d’exploitation, ou bien de personnes pour qui le recours aux services de passeurs serait susceptible de les exposer à des risques importants pour leur vie et leur sécurité.

C’est encore le cas de celles et ceux qui, en raison de leur statut de migrant, sont parfois victimes de mauvais traitements ou d’exploitation, sous la forme notamment de demandes de pots-de-vin, de travail ou d’actes sexuels, ou encore d’enlèvements contre rançon.

Enfin, le parcours migratoire peut comporter des risques qui peuvent rendre les migrants vulnérables, comme la perte de documents, l’insuffisance de ressources pour poursuivre le voyage en toute sécurité et dignité, des facteurs de stress psychosociaux graves, ou l’exposition à des éléments criminels et à la violence sexiste. Ces risques sont souvent aggravés par un accès limité à des services propres à atténuer leur impact ou à y remédier.

Selon le chef de Mission de l’OIM-Mali, de telles situations nécessitent de la part des différents acteurs impliqués aux échelons global, régional et local des réponses cohérentes et concertées.

Dans ce contexte, l’OIM a récemment développé un Manuel qui est en cours de publication. Il a pour principal objectif d’apporter une clarté conceptuelle, de donner des définitions opérationnelles et de proposer un cadre de protection et d’assistance à l’usage de l’OIM et d’autres acteurs. Il est fondé sur une approche holistique de la vulnérabilité des migrants à la violence, à l’exploitation et aux mauvais traitements », a-t-il expliqué

Il comprend une grille de lecture permettant d’évaluer les facteurs de risque et de protection, les « déterminants de la vulnérabilité des migrants » aux niveaux individuels, de la famille ou du ménage, ainsi qu’aux niveaux communautaire et structurel.

Aussi, propose-t-il, un cadre programmatique d’action pour protéger et aider les migrants vulnérables, et ce à différentes étapes du processus migratoire : dans les pays d’origine, de transit et de destination.

Au cours de cette formation, les participants ont été imprégnés sur les thèmes suivants : Qu’est-ce que le modèle des déterminants de la vulnérabilité des migrants ? Réponse au niveau structurel : concepts, cadre d’analyse et principes ; les acteurs impliqués dans la réponse à la vulnérabilité des migrants au niveau structurel ; types d’action et recommandations.

Seydou K. KONE

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