Saison pluvieuse : Mali-Météo donne des orientations

Conformément à sa mission principale: l’observation et l’étude du temps, du climat et des constituants atmosphériques de l’environnement, pour contribuer à assurer la sécurité des personnes et des biens, le développement économique et social, l’Agence nationale de la météorologie, communément appelé Mali-Météo, organisme météorologique et climatologique national, donne des orientations à observer face aux pluies diluviennes qui s’abattent actuellement sur l’ensemble du territoire national.

Selon Mme DIABATE Fatoumata SANGHO, cheffe prévisionniste à Mali-Météo, les fortes précipitations de cette année qui ont causé d’importants dégâts matériels avec des débordements de tous nos cours d’eau, pourront se poursuivre, jusqu’à la fin de la saison, prévue en octobre.

« Tous les ingrédients étaient réunis pour qu’il ait des quantités importantes sur l’ensemble du pays. Les quantités très importantes de pluie sur l’ensemble du pays s’expliquent par le fait qu’il y a eu une rentrée forte d’humidité, due aux vents de Sud-ouest, qui quitte l’Océan atlantique vers nous. Donc, cette rentrée de mousson a été très épaisse du sol jusqu’à 5 000 m d’altitude», a-t-elle-expliqué.

Aussi, a-t-elle indiqué, le risque d’inondations reste encore élevé, car le sol est assez humide avec les quantités importantes de cumules journaliers.

« Avec les cumuls journaliers importants qui sont enregistrés sur notre territoire, notamment dans les régions du Nord, Koulikoro et Kayes, toutes les conditions sont réunies pour qu’il ait des précipitations très importantes dans l’ensemble du pays».

Toutefois, Mali-Météo rassure, les populations que les informations météorologiques sur les risques de phénomènes extrêmes sont données, à travers les réseaux sociaux et le Ministère des Transports et de la Mobilité Urbaine, au moins 24h avant, afin que des dispositions soient prises à tous les niveaux pour éviter les catastrophes humaines et matérielles.

Concernant, les agriculteurs, Mali-Météo leur conseille de mettre l’accent sur les types de semi à cycle court.

Il convient de noter qu’en ces temps, Bamako et certaines régions du pays vivent une période hivernale intense. Si les cultivateurs étaient inquiets du fait de l’insuffisance des pluies, actuellement, ils restent plutôt inquiets de l’abondance de ces pluies qui n’est pas sans conséquences sur les cultures et les perspectives de récoltes.

Andiè Adama DARA

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