ACI 2000 : Quand stationner devient un casse-tête

Dans le centre-ville de Bamako, précisément dans la zone ACI 2000, il est devenu difficile de garer son véhicule. Abritant la Cité administrative (qui héberge la Primature et plusieurs ministères) et sièges de la plupart des grands services et entreprises, la zone ACI 2000, plaque tournante de la capitale malienne, Bamako, se caractérise par une concentration des travailleurs et des visiteurs qui ont de la peine à avoir où garer leur véhicule, le temps de voir quelqu’un ou régler un problème professionnel ou personnel.

En outre, aujourd’hui, avec l’étroitesse de certaines voies, et surtout la prolifération des véhicules et des motos à Bamako, il est très difficile de se frayer un passage, ou de trouver une place pour se stationner, particulièrement aux heures de pointe.

Aujourd’hui les Bamakois ne savent plus à quel saint se vouer, car le problème est récurrent et les plus hautes autorités ont de la peine à trouver des solutions à ce phénomène d’embouteillage à Bamako, un vrai casse-tête.

Pour les usagers, il est incompréhensible que dans un quartier comme celui-ci que ce genre de choses pose problème et persiste.

« Quand j’ai une commission dans ACI 2000, au lieu de m’inquiéter pour l’affaire à résoudre, je me préoccupe de là où je vais me garer. Surtout dans les environs de la direction de l’APEJ, les voitures sont stationnées jusque sur la route ; et si tu veux te garer, il  y a des vigiles qui viennent te demander de ne pas le faire. Vraiment, il est temps de trouver une solution à ce problème », dénonce un usager.

Nous le savons tous, c’est une zone à grande affluence, ce qui fait que pour mettre un peu d’ordre, il y a toujours les agents de la mairie et de la police qui sillonnent toujours les lieux et par peur d’être amendé certains usagers sont obligés de se garer à des km et marchés pour se rendre là où ils veulent aller.

« Pour se garer dans ACI aujourd’hui, c’est le parcours du combattant. Il y a beaucoup d’institutions qui y sont installées, mais il n’y a pas assez de parking. Déjà les agents desdits services ont du mal avec leurs véhicules à plus forte raison, nous, les simples visiteurs. Et si tu te gares n’importe comment, tu viendras trouver que la mairie a saisi ta voiture et tu seras obligé de payer une amende », souligne-t-il.

Le plus grave, les routes sont étroites et des personnes sans se soucier des passants viennent se garer et prendre toute une partie du goudron, créant souvent des problèmes de libre circulation.

 « Il faut que les décideurs commencent à se dire que nous ne sommes plus dans les années 1980, aujourd’hui, il y a plus de monde et plus de véhicules, alors les infrastructures doivent être à la hauteur et surtout penser à des espaces de stationnement», conclut notre interlocuteur très en colère.

Adam DIALLO    

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