Culture malienne : une difficile renaissance

Le Mali a de la culture à revendre. Car historiquement riche sur ce plan, le pays est réputé depuis des siècles comme un réservoir riche de diverses cultures. Cependant, les péripéties de la crise de 2012, et l’invention terroriste, avec la profanation des mausolées et des manuscrits de Tombouctou, ont porté un coup dur à la culture malienne.

Mais chemin faisant, tel un pays béni, envié par le monde grâce à ses atouts culturels, l’UNESCO s’est engagée avec les autorités nationales à la réhabilitation des mausolées en 2017.  Et depuis 2012, notre pays n’a manqué de solidarité sous régionale et internationale. Tout récemment, cerise sur le gâteau, le président de la République Ibrahim Boubacar Keita a été nommé par ses pairs comme « champion de la culture ».

Par cette confiance de l’Afrique, renouvelée en notre pays, certains y entrevoient une aubaine en faveur de la renaissance de la culture malienne. Toutefois, conviennent-ils, il y a d’énormes efforts à consentir à plusieurs niveaux. Et pour cause, avec un budget timide, une insécurité qui sévit partout dans le pays, la culture malienne a du mal à renaitre de ses cendres.

En tout cas, il y a urgence à repenser la culture malienne, un secteur fortement porteur dans le domaine socioéconomique. Car, au-delà de tout, les guides touristiques, les agences de tourisme et bon nombre de Maliens, qui tiraient leur épingle du jeu, il y a quelques années grâce à l’affluence massive des touristes occidentaux à la découverte de notre riche patrimoine culturel (les falaises de Bandiagara, les plateaux dogons, la mosquée de Djenné, Tombouctou, la Cité mystérieuse, la Maison des artisans de  Bamako, etc.) ont déserté la destination Mali.

En effet, depuis l’éclatement de la crise sécuritaire, les touristes étrangers ne se bousculent plus sur les sites touristiques du Mali. Une situation qui a fortement joué sur le tourisme et anéanti les activités de tous les acteurs nationaux du monde de la culture et du tourisme.

Il n’est un secret pour personne, la renaissance de la riche culture malienne passe inéluctablement par la résolution de la crise sécuritaire, notamment le retour de la paix, et la relance économique.

En attendant, se pose le problème de la sauvegarde de certains patrimoines culturels au Mali en péril. Alors, il urge de trouver des solutions alternatives par la diversification des sites touristiques et des modes de tourisme.

La nomination du Président IBK, champion de l’UA pour la culture, est une opportunité à saisir pour explorer toutes les pistes afin de non seulement redonner à la culture malienne toutes ses lettres de noblesse, mais surtout jeter les bases de sa renaissance, en cette ère de mondialisation et des NTIC.

Ousmane Tangara 

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