Dialogue national inclusif : les propositions du parti YELEMA

Contrairement à certaines formations politiques, notamment l’URD, le MPR, le MODEC, les FARE, la SADI, le RpDM, ou la CNAS-FASO HERE, qui, à la dernière minute, ont souverainement décidés de ne pas prendre part aux pourparlers inter-maliens, à savoir le Dialogue national inclusif (DNI). Le parti YELEMA de l’ancien Premier ministre Moussa, participe pleinement aux concertations au niveau des communes et des cercles, tenues respectivement les 7 et 8 octobres ainsi que les 14 et 15 du même mois. En effet, le parti du Changement a présenté une panoplie de propositions, afin de sortir « le Mali des affres de la crise multidimensionnelle ».

Dans les domaines la de défense, de la gouvernance et de la lutte contre la corruption, le Parti YELEMA propose de « déménager l’état-major général des Armées à Mopti » ; de débarrasser les Forces armées de défense et de sécurité de notre pays de la « dilapidation du denier public, en menant une lutte sans merci contre les délinquants financiers et bannir la corruption au sein du système, auditer tous les contrats de plus de 500 millions de FCFA des 3 dernières années et accélérer les sanctions contre les coupables ».

Aussi, pour renforcer la défense, le parti YELEMA propose de réunir tous les officiers généraux et supérieurs et recueillir leurs opinions sur la direction des forces depuis l’état-major général jusqu’aux commandements de terrain, nommer ces personnes et les maintenir sur une durée d’au moins deux ans en leur laissant carte blanche pour agir sans aucune interférence politique.

Toutefois, reste convaincu le parti, toutes ses propositions sont utiles seulement si la corruption et la mauvaise gestion s’éclipsent dans le domaine de l’armée. C’est pourquoi, il faut : « promouvoir la bonne gestion et la transparence dans tous les achats et les approvisionnements des unités avec des audits périodiques de vérification», préconisent les adeptes du changement qui estiment toutefois la nécessité de renforcer les capacités de la justice malienne : « doubler le budget de la justice, supprimer la direction du Conseil de la magistrature par le Président, vider tous les dossiers en instance au pôle économique ».

Toutes ces mesures doivent être épaulées, suggèrent les militants du YELEMA, par une dose d’intégrité des agents de l’Etat, en rendant « effectives les déclarations de patrimoine des responsables publics » et surtout « le bannissement à vie de toute responsabilité pour tout citoyen condamné pour infractions financières ».

Ousmane Tangara

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