Habitation : les préalables à une construction

Avant la construction d’un bâtiment, quelles que soient la dimension, la hauteur et même l’envergure de l’immeuble, l’État a défini les normes et servitudes à respecter, dans un document officiel appelé cahier de charges du lotissement, pour ne pas créer des problèmes au entourage ou ses propres héritiers.

Selon Hamidou DIALLO, vice-président de l’Ordre des Architectes du Mali, l’acquisition d’un terrain, à usage d’habitation ou commercial dans une ville ou dans un village, avec  un titre foncier ou une lettre d’attribution ne doit souffrir d’aucune ambigüité. La construction doit se faire dans un cadre légal, sans quoi les investissements seront vains :

«Il va s’en dire que votre terrain doit faire l’objet d’un lotissement lorsque vous êtes dans un cadre urbain et d’un accord villageois, lorsque vous êtes dans un village. Ce sont là les garanties d’un investissement », a-t-il éclairé.

Aussi, a-t-il expliqué, l’Architecte apparait comme le patron de la construction : « Il est le 1er conseiller de votre construction, même s’il intervient après l’urbaniste, c’est-à-dire celui-là qui a fait le lotissement, et après celui-là qui a fait la limitation de terrain qu’on appelle le topographe. Vous allez définir avec lui un programme architectural. Lorsque vous venez voir votre architecte, vous définissez ensemble ce qu’on appelle le programme architectural, ce qui veut dire qu’est-ce que moi je veux construire sur mon terrain. C’est en fonction de vos désirs que l’architecte vous fait une proposition de plan », nous confie le vice-président de l’Ordre des Architectes du Mali.

Par ailleurs, a-t-il expliqué, en fonction de l’importance de l’immeuble, l’architecte peut avoir recours à différents spécialistes qui deviennent les garants de la construction. Ce sont entre autres : les agents de Génie civil, de plomberie, d’électricité, d’équipement collectif, etc.

La construction d’un bâtiment, reconnaît le spécialiste, pose de sérieux problème au Mali actuellement : « Les matériaux qui sont utilisés ne sont pas conventionnels. Quand vous partez à la quincaillerie, on vous dit que ça c’est du fer 12 normalisé et ça c’est du 12 commercial alors que le 12 reste 12 que vous soyez à Bafoulabé ou à Ansongo, que vous soyez à Koro ou à Didiéni. Donc il va falloir que l’architecte vous dise de payer le fer qu’il faut », explique-t-il.

En tout cas, il interpelle le gouvernement qui doit s’atteler à mettre sur le marché des matériaux qui répondent aux normes requises de construction :

 « Aujourd’hui, même le ciment pose un problème : le poids du ciment qui est indiqué sur le sac n’est pas toujours ce que contient le sac. Toujours on vous décrit que le sac contient 50kg mais très souvent c’est 47kg et par chance 48kg », révèle Hamidou DIALLO, vice-président de l’Ordre des Architectes du Mali. Il convient alors de noter qu’il est bien de construire, mais recueillir toujours les avis et conseils éclairés d’un architecte professionnel s’avère nécessaire, voire incontournable pour la réussite de votre œuvre.

Andiè Adama DARA

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