Journée mondiale de l’habitat 2019 : quelle place pour la terre crue et le plastique?

La communauté internationale a célébré, le 7 octobre 2019 (1er lundi du mois), la Journée mondiale de l’habitat qui avait pour thème : « Technologies de pointe comme outils innovants de transformation des déchets en richesses ». En effet, à travers ce thème, il s’agissait de mettre l’accent sur la réduction et la valorisation des déchets dans la construction.

Dans un contexte de mondialisation, caractérisé par une croissance urbaine rapide, où près de la moitié de la population des pays en développement et les 3/4 dans les pays développés vivent et travaillent en villes, la problématique d’abris décents et durables se pose avec acuité.

Voilà pourquoi, la Journée mondiale de l’habitat, célébrée le 1er lundi du mois d’octobre depuis 1986, offre l’opportunité de s’y pencher. Pour l’édition 2019, l’accent est mis sur la réduction et la valorisation des déchets.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est surtout focalisé sur le rôle important des villes et des communautés dans la réalisation des objectifs de développement durable.

« Bien planifiées et intelligemment gérées, les villes peuvent conduire à une croissance inclusive et à un développement à faible taux d’émissions », estime-t-il.

Comment construire aujourd’hui sans pour autant hypothéquer l’habitat des prochaines générations ? C’est du moins le défi auquel les sociétés qui doivent œuvrer à garantir l’accès équitable au logement, tout en répondant aux exigences du changement climatique qui met à mal l’environnement.

En effet, l’appel à la valorisation des déchets sonne comme une invite à un changement d’attitudes pour construire durablement, surtout que la planète subit de plein fouet la pollution inquiétante par l’invasion du plastique et les gaz à effet de serre rejetés. Il est nécessaire d’adopter, entre autres, les technologies de recyclage du plastique pour la construction des habitats respectueux de l’environnement et du bien-être commun.

Le projet 3P (Plastique- Projet- Pochettes) qui a permis de créer un Centre artisanal de recyclage du plastique à Ouahigouya au Burkina Faso, en est un exemple et peut inspirer d’autres pays.

Un projet similaire doit voir le jour à Parakou au Bénin, après sa phase pilote pour résoudre surtout les problèmes d’insalubrité, de prolifération des sachets plastiques et de chômage.

Initié dans le cadre du partenariat entre la municipalité et la ville d’Orléans en France, ledit projet vise à transformer les sachets plastiques en pavés autobloquants utilisables dans la construction des maisons, des aires de jeux, des passages pour piétons et des routes.

L’essor que devrait avoir le projet est largement atteint. C’est une aubaine à saisir et à généraliser dans les grandes villes du Mali, car la gestion des déchets plastiques constituent un vrai défi aujourd’hui pour les responsables politiques et les populations.

Pour un changement de comportements au niveau des populations, il faut accorder plus d’importance aux questions environnementales, conjugué à une bonne dose de volonté politique.

Paul Y. N’GUESSAN

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