La Fondation Stromne : au secours des déscolarisés du Burkina, Mali et Niger

Dans le souci d’offrir une seconde chance à des millions d’enfants d’être insérés ou réinsérés dans le système éducatif, les ministres en charge de l’Education du Mali, du Burkina et du Niger ont signé, ce 10 octobre 2019, un nouvel accord de partenariat, avec la Fondation norvégienne Stromme, portant sur l’intégration et/ou la réintégration dans le système éducatif, des adolescents de 9 à 12 ans qui sont hors des écoles. Les enfants ciblés sont ceux qui n’ont jamais été scolarisés ou précocement déscolarisés.

C’était à la faveur de la première session du Conseil de partenariat, tenue à Ouagadougou en présence  des responsables et acteurs du secteur de l’éducation du Burkina, du Mali, du Niger, ainsi que ceux de la Fondation Stromme, autour des formules accélérées d’éducation et de formation.

Ainsi, une Stratégie de scolarisation accélérée/Passerelle (SSA/P) a été mise en place. Elle consiste en un processus d’enseignement ou d’apprentissage sur 9 mois dont 2 en langue nationale et 7 autres en langue française. L’objectif est de préparer les élèves, soit pour le Certificat d’études primaires (CEP), soit pour l’auto-emploi, ou encore pour le renforcement de compétences de vie. En effet, ceux qui n’ont jamais fait l’école, après une année de formation, peuvent passer en troisième ou quatrième année du primaire.

Ce programme, soutenu par la Fondation Stromme, dans les trois pays, va au-delà d’apprendre à lire et à écrire aux adolescents.

« L’important pour un enfant qui a reçu une instruction n’est pas seulement de savoir lire ou écrire, c’est aussi la confiance en soi et le futur » justifie Kristine Sodal, secrétaire général de la Fondation Stromme.

Face à la situation sécuritaire dans les trois pays concernés par le programme, la coordination insiste sur un besoin d’augmentation des financements quant à l’exécution dudit projet.

« Environ 4 milliards de FCFA seront mobilisés par an sur une durée de 5 années» a indiqué le ministre burkinabè en charge de l’Education, Pr Stanislas Ouaro. Et de rassurer que d’importants efforts seront fournis « pour ouvrir le maximum de Centres passerelles dans les zones à forts défis sécuritaires, pour non seulement faire face à la situation des déplacés qui se sont avec leurs enfants, mais également  permettre à des enfants hors écoles de pouvoir poursuivre leur scolarité ».

Paul Y. N’GUESSAN

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