La guigne « Téré » : entre réalité et superstition

En Afrique, plus particulièrement au Mali, la guigne est perçue comme l’ensemble des signes innés en une personne porteuse de malchance qu’elle porte à vie. La guigne existe tant chez les femmes que les hommes. Autrefois, pour demander la main d’une jeune fille, les sages se basaient le plus souvent sur les signes visibles sur celle-ci. Ceux-ci les permettaient de se faire une idée de son avenir et de celui du couple. Ainsi, la démarche, la morphologie, l’écart des pieds et les mains étaient, entre autres, les plus étudiés.

Boukary Faran Diarra, personne du 3ème âge, raconte qu’à leur temps, pour marier une fille, la future belle famille de cette dernière se rendait d’abord à la maison. « Pour les recevoir, on demandait à la future mariée d’apporter de l’eau à boire aux visiteurs. C’était juste une manière pour observer la jeune fille. Tout signe pouvant interpréter une guigne, pouvait immédiatement mettre fin aux démarches du mariage », affirme-t-il. La guigne existe aussi chez les hommes, même si on y accorde pas autant d’intérêt.

 « La veuve noire », « femme porteuse de malheur », « femme balayeuse de la richesse » sont les différents types de guigne que l’on constate chez les femmes. A ce jour, les remèdes sont méconnus. Aujourd’hui, on fait moins attention à la guigne. Pour certains c’est juste une légende à laquelle nos ancêtres se fiaient. «Ce ne sont que des superstitions non fondées. Dieu ne nous dote d’aucun malheur dès la naissance», estime Fanta Mariko. Cependant, il faut noter que cette légende est toujours d’actualité dans certaines communautés au Mali et dans certains pays d’Afrique noire.

Soumba DIABATE

Stagiaire

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