L’anniversaire se termine dans le coma

Dans la société, il existe plusieurs sortes de parents: les babas cools qui passent tout aux enfants, et se montrent compréhensifs à tout moment. Les seconds très sévères pour un oui ou un non, n’hésitent pas à porter la main sur leurs progénitures.

AC est une jeune fille dont le père est à classer dans la seconde catégorie. Entre disputes et coups, AC vivait au quotidien un véritable calvaire infligé par son propre père.

Pour les jeunes bamakoises aujourd’hui, ne pas célébrer son anniversaire est le pire des cauchemars à ne même pas envisager.

AC fait partie de ces Bamakoises. Pour ses 18 ans, AC avait prévu de fêter son anniversaire dans une boite de nuit de la place. Son petit copain avait tout prévu. Pour lui prouver son amour, celui-ci avait mis les petits plats dans les grands, réservé tout un angle de la boite de nuit et surtout invité tous les amis et amies d’AC. Malgré qu’elle soit préoccupée par l’organisation de son anniversaire, AC avait une boule au ventre. En effet, elle était sûre que son père ne lui donnera pas l’autorisation d’aller à la fête. Elle cherchait donc un plan B. La seule solution qu’elle trouvera a été d’administrer un somnifère à son père, pour pouvoir sortir tranquillement.

S’étant procuré des somnifères, le soir de son anniversaire, AC fait du thé pour son père dans lequel elle avait écrasé plusieurs comprimés de somnifères. À peine, le père eu bu le thé qu’il fut pris par une envie soudaine de se coucher. AC, alors contente que son coup a réussi, est sortie comme promis avec ses amis pour fêter son anniversaire, et est rentrée comme si de rien n’était.

Le lendemain de sa fête, AC s’est réveillée avec une surprise : son père était incapable de se réveiller. Les comprimés administrés par la jeune demoiselle l’avaient plongé dans le coma.

Prise de panique, elle n’eut d’autres choix que d’avouer son acte. Heureusement pour AC son père sera sauvé et regagnera le domicile quelques jours plus tard.

« Ce fut la plus grosse bêtise de ma vie», avoue AC. Aujourd’hui âgée de 20 ans, elle dit ne plus songer à refaire cet acte qu’elle met au compte des caprices de la jeunesse.

Soumba Diabaté (Stagiaire)

 

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