Moussa Sinko COULIBALY : Un nostalgique de coup d’état !

Depuis sa démission de l’armée en 2018 pour se lancer hasardeusement dans l’arène politique, Moussa Sinko Coulibaly ne profite que des moments de malheur du peuple malien pour s’en prendre ouvertement au Président de la République Ibrahim Boubacar Keita, à travers des propos très virulents à son encontre, sans qu’il ne soit incommodé des conséquences de ses déclarations. La goutte d’eau de trop, une publication postée sur Twitter suite à l’attaque terroriste des camps des FAMA à Boulkessi et Mondoro, dans la nuit du 30 septembre dernier, avec un bilan officiel qui fait état de 38 morts, de nombreux blessés et des portés disparus. « Il est impérieux de mettre fin à ce régime incompétent pour abréger la souffrance du peuple », a-t-il déclaré. Le message est clair : il ne s’agit ni plus ni moins que d’une incitation à la révolte.

Une déclaration incendiaire à laquelle, outre les nombreux internautes, le Président IBK a personnellement réagi. En effet, prenant la parole pour s’exprimer sur les attaques de Boulkessi et Mondoro, le Président IBK a répliqué aux « nostalgiques du putsch » en ces termes : « aucun putsch ne prévaudra au Mali, qu’on se le dise. Et je crois que cela n’est pas du tout à l’ordre du jour et nous ne saurons nous inquiéter. Mais je tiens à dire combien cela est absolument ignominieux, indécent dans les temps où nous sommes ».

Le plus grand drame, aucune condamnation d’acteurs politiques…

La déclaration de Sinko est un fait. Le silence abasourdissant de la classe politique en est une autre plus grave. Aucun parti politique, ni de la majorité ni de l’opposition, n’a dénoncé cet appel à l’insurrection populaire. Est-ce à croire que l’homme a dit haut ce que tous souhaitent bas ? Il a fallu que ce soit le Chef de l’Etat lui-même qui porte la voix, et cela plusieurs jours après la déclaration incendiaire. Où étaient donc le Gouvernement, le parti du président, la majorité présidentielle, les prétendus et pseudos démocrates ? Le président IBK, dans sa déclaration, a balayé d’un revers de la main toute tentative de coup d’état. Espérons-le !

Moussa Sinko Coulibaly, un nostalgique de coup d’état !

L’homme, mieux que quiconque, connait ce qu’un coup d’état peut apporter. Il doit d’ailleurs ce qu’il est aujourd’hui au coup d’Etat de mars 2012 qui l’a bombardé aux plus hautes fonctions de l’Etat, au détriment de bien de cadres militaires plus valeureux que lui. Le parcours de l’homme en dit long sur sa personnalité. Visiblement très remonté contre le Chef de l’Etat, vraisemblablement dans une posture de kamikaze et naturellement confiant quant à ses actes, l’homme donne l’impression d’un chien qui aboie, non pas par envie de mordre mais pour demander à boire ou manger.

Si le Général nostalgique de coup d’état sait qu’il peut dire tout ce qu’il veut sans répondre de ses actes, tout simplement parce qu’il sait des choses compromettantes aujourd’hui sur ceux qui sont sensés lui clouer le bec, il faudrait qu’il sache également que les Maliens n’ont pas la mémoire courte et trouée. Le Général nostalgique de coup d’état, sous d’autres cieux, aurait gardé le silence durant toute sa vie, au moins tout au long du mandat du Président IBK, comme l’ont fait d’autres compagnons à lui. Autant le Général nostalgique de coup d’état peut reprocher au Président IBK d’être la cause de tous les malheurs du Mali, de la même manière les Maliens peuvent lui reprocher d’avoir donné naissance à ce régime qu’il traite de tous les noms d’oiseaux.

Moussa Sinko Coulibaly, cette race de maliens qui ne brillent que dans le désordre !

Directeur de cabinet du capitaine Amadou Haya Sanogo, Président du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDRE); ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation dans le gouvernement Cheick Modibo Diarra 2 formé le 20 août 2012 ; nommé Général de brigade le 14 août 2013 par le président Dioncounda Traoré ; directeur général de l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin BEYE, jusqu’à sa démission de l’armée le 3 décembre 2017, aujourd’hui sans occupation, l’homme est devenu un crieur public et un piètre politicien qui mêle sa haine personnelle et les intérêts de la nation.

Il reste évident que si, après tout ce parcours au sommet de l’Etat, l’homme souffre d’occupation au point de tomber si bas…c’est qu’il n’a aucune compétence avérée, encore moins des perspectives heureuses. Dans une telle situation, et eu égard aux conséquences qui pourraient résulter de ses multiples appels à l’insurrection, il faudrait que la rigueur de la loi s’exprime. A défaut, qu’on lui jette ses os pour que la paix revienne dans le monde.

Sékou CAMARA

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