Récupération des déchets : les dangers d’un business lucratif

La récupération des déchets est une des activités de gestion des déchets qui contribue à diminuer la prolifération galopante des déchets dans notre ville. Cependant, cette mode de gestion des déchets suscite de multiples interrogations sur les risques sanitaires qu’elle serait susceptible de causer aux agents manipulateurs de ces ordures parfois très toxiques et dangereux.

La récupération de déchets qui prend de l’ampleur au fil des ans, contribue à la croissance économique et durable pour une couche vulnérable de la population malienne.

En effet, cette technique de gestion des déchets consiste à séparer des déchets réutilisables des autres déchets avant qu’ils n’arrivent à leur traitement final.

Les types de déchet les plus récupérés sont les sachets plastiques, les bidons, les verres en bouteilles, les boîtes de conserves, les chaussures en plastique, de la ferraille, des tissus, des pneus usés, du papier, du carton. Une initiative qui peut contribuer à assainir un peu notre ville.

La récupération des déchets s’avère une activité qui apporte des recettes fruiteuses à ses nombreux récupérateurs, constitués exclusivement de jeunes et de femmes défavorisés.

Toutefois, il y a le revers de la médaille : Lors de la collecte et du traitement, cette technique de gestion des déchets impacte directement la santé des récupérateurs et les conséquences sont fâcheuses.

Au fait, les récupérateurs de déchets sont en contact direct avec toute sorte d’ordures et venant de partout : les décharges, les poubelles publiques, les dépôts de transit, etc. Ses ordures sont le milieu vital des moustiques et toute sorte de bactéries, vecteurs de malaria, infections, tétanos, etc.

«Lors de la manipulation des déchets, ils peuvent se blesser avec de la pointe, des lames et autres objets pointus ou tranchants qui favorisent des infections. En outre dans certaines décharges où l’incinération à l’air libre est monnaie courant, ces manipulation sont exposés sans doute, à long termes, à des problèmes respiratoires, et à des infections pulmonaires», nous confirme Dr Maiga. Il conseille l’usage de gants, de cache-nez, et des désinfectants après chaque journée de récupération.

Pour lui, ces moyens de protection peuvent au moins contrer à court terme certains risques sanitaires qu’ils encourent.

Assitan Siga FADIGA

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