Centres de santé : lieux de soins ou d’acquisition de nouvelles maladies ?

Quand on tombe malade, la première des choses qui nous vient généralement en tête, c’est se rendre dans un centre de santé pour recevoir les soins appropriés auprès des agents de santé, compétents pour la prise en charge du malade. Malheureusement, nos centres de santé sont devenus des lieux où on en sort avec d’autres maladies. En effet, les centres hospitaliers publics de Bamako sont très sales, une situation, en plus du mauvais accueil, inciterait beaucoup de patients à se diriger vers les cliniques privées où les conditions d’hygiène et de traitement sont meilleures.

Prenons l’exemple sur le Centre hospitalier universitaire Gabriel Touré, à l’instar des autres centres de santé du Mali, connaît d’énormes soucis en matière d’hygiène, un vrai problème qui les visiteurs, mais aussi bien les malades et les médecins.

Situé au cœur de la ville de Bamako, le CHU Gabriel Touré est l’hôpital de 3è niveau qui reçoit le plus de malades en provenance de partout (les 6 Communes du District, localités de l’intérieur et même de certains pays voisins). Là les nombreux patients et les accompagnateurs redoutent de ne contracter de nouvelles pathologies, avec l’état défectueux et infectieux des touillettes, le non vidage des poubelles et la stagnation des eaux usées. Ce qui favorise la multiplication des mouches, des moustiques et autres insectes avec des odeurs souvent insupportables.

Selon un accompagnant qui a voulu garder l’anonymat «si ne n’est par obligation, personne ne souhaite vivre ici. Nous voyons en longueur de journées des agents de nettoyage qui passent et repassent, mais rien : s’ils finissent, tu as l’impression que rien a été fait et dès fois on reprend leur travail et met un peu de désodorisent pour que l’atmosphère soit un peu vivable. Ne parlons des poubelles qui sont tellement pleines que ça déborde souvent. Accumulés dans les coins de couloirs, la nuit impossible de dormir avec les moustiques et l’odeur. C’est le calvaire ici ».

Une situation non désirée mais souvent incontrôlable, dénonce un agent de santé du CHU Gabriel Touré de Bamako « souvent, quand j’arrive le matin au service et que je vois les poubelles qui débordent ça me révolte et j’appelle les agents concernés immédiatement pour les enlever, mais il est aussi important de faire de savoir aux visiteurs, patients et accompagnants qu’une fois admis à l’Hôpital, il faut aussi se dire que c’est mon environnement et je dois y passer un moment ainsi avoir la souplesse de faciliter le travail aux agents de nettoyages , en tirant les chasses des toilettes, après usages, de ne jeter n’importe où les déchets, des gestes qui sauvent. Je ne dirais pas qu’il n’y a pas de problèmes au niveau de l’hygiène en milieu hospitalier, mais il y a des choses qui se font et avec plus d’efficacité, ce sera un mauvais souvenir bientôt», nous a promis l’agent de santé. En attendant, il revient aux visiteurs, patients et accompagnants de veiller sur leur propre santé ; et pourquoi pas contribuer à la propreté des ’lieux, le temps qu’ils y séjournent.

Adam DIALLO       

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