Communiquer sans WhatsApp : des Bamakois se prononcent

Un espace ouvert à tous, WhatsApp est entrain de prendre le dessus aujourd’hui dans notre vie. Depuis sa création, ce sont des milliards d’usagers à travers le monde qui sont connectés quotidiennement sur ce réseau social, devenu le Numéro 1 au Mali, en matière de communication.

En effet, de plus en plus, WhatsApp s’impose comme un outil de communication. C’est vrai WhatsApp  offre des avantages à ceux qui s’y inscrivent. Cependant, il faut reconnaître qu’il a également quelques inconvénients.

Comme avantage, WhatsApp est rapidement devenu un outil d’information et surtout de promotion pour les entreprises tous domaines confondus. C’est à communiquant via WhatsApp qu’on est jugé être à la page.

Pour certains, WhatsApp, appelé en langue bambara «Vocal teliman», permet de multiplier les relations ou découvrir de nouvelles choses, comblant ainsi un certain vide relationnel.

Et d’autres usagers, WhatsApp est une véritable mine de renseignements pour partager des journaux, des vidéos professionnels et aussi pour recruter.

Mais n’oublions pas que WhatsApp peut être meilleur comme pire. La preuve: nombreux sont ceux qui l’utilisent comme outil de vengeance, d’intimidation ou d’exhibition. Les Maliens se souviennent encore de l’histoire des deux jeunes cantatrices. Leur soit disant ennemi a publié des messages vocaux de leur conversation insultant et traitant d’autres artistes d’hypocrites et d’égoïstes.

Aujourd’hui, WhatsApp est tellement utilisé par certaines femmes pendant toute la journée, qu’il nuit à leur vie privée, familiale et professionnelle.

En outre de nombreuses personnes l’utilisent aussi comme outil pour partager des secrets de femmes qui aujourd’hui sont les causes de divorce. Les femmes naïves s’adonnent à des pratiques nuisibles pour garder leur mari. Pire, des arnaqueurs en profitent pour créer des groupes WhatsApp pour vendre des produits fessiers et autres.

Pour savoir oui ou non, c’est possible de communiquer sans WhatsApp nous avons interrogés quelques citoyens. Voici leurs réponses :

Mahamane Tansirou, étudiant, « une chose trop difficile pour la jeunesse d’aujourd’hui. Nous sommes tellement attachés à WhatsApp plus que nous même. En plus la communication WhatsApp coûte moins cher, car on n’a plus besoin d’utiliser des unités pour appeler, il suffit juste d’avoir 200 FCFA de forfait pour échanger avec tout le monde dont on a besoin », avoue-t-il.

Mariama Sidibé, directrice d’HM Élite, trouve que cet outil nous fait économiser beaucoup. Il est 90% fois plus utilisé que tous les autres réseaux à son avis.

Abdoul Sow, communicateur, oui c’est possible, il m’arrive de me déconnecter pendant deux ou trois jours. J’avoue que depuis qu’on a commencé à utiliser WhatsApp, au bureau, on a considérablement   diminué le nombre de mails adressés à des correspondants extérieurs et même entre nous. Beaucoup d’autres choses sont réglées à partir d’un message WhatsApp.

Ablo Traore, Ingénieur, lui il trouve qu’il est possible bel et bien de communiquer sans WhatsApp.

«Avant l’arrivée de WhatsApp, il y avait la communication via d’autres réseaux Facebook, Instagram, Twitter, Mail. C’est vrai aujourd’hui WhatsApp est le réseau le plus utilisé pour les partages et autres, avec la création des groupes, mais demain il se peut qu’il soit moins utilisé comme Viber et autres. Au fait, avec WhatsApp, les informations et les messages filent vite. Il suffit que quelque chose se passe au États-Unis ou ailleurs, pour que tout le monde le sache dans les secondes qui suivent ».

En conclusion, WhatsApp permet non seulement aux personnes de se rapprocher, aux journalistes de faire des interviews, mais également à d’autres utilisateurs de trouver des partenaires, des publicités, des fournisseurs ou des clients. Mais attention : n’exposer jamais votre vie privée ou celle d’autrui au grand marché de Bamako sur ces réseaux sociaux qui sont aussi dangereux et avantageux.

Fatoumata Koita

 

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