Défaut d’assurance de véhicules : quand l’exception devient la règle

Au Mali, ils sont de plus en plus nombreux ces véhicules mis en circulation, quelles que soient leurs durées d’âge. Mais combien sont-ils à disposer réellement d’une assurance en bonne et due forme et régulièrement renouvelée?

Cette question, à l’aune de plusieurs constats qui se font depuis un moment dans presque toutes les contrées du pays, relève d’une énigme qui ne dit plus son nom. Autrement dit, abondants sont les véhicules qui circulent à tout-va au Mali, sans toutefois être en règle, auprès des assureurs.

En effet, si à quelque chose malheur est bon, plusieurs cas d’accidents mortels ou non, permettent de se rendre davantage compte, de cette situation désobligeante et contrevenante. Dans la plupart des cas d’accidents de la circulation observés çà et là dans les villes maliennes, sont souvent mis en cause ces véhicules, frappés par un défaut d’assurance.

Pis, les propriétaires de ces engins, qui sont de ce fait en conflit avec la loi, ont après leurs forfaits, toutes les astuces pour se tirer d’affaire. Ceci, sans même être le plus souvent inquiétés par les autorités policières du pays. En témoigne un récent cas d’école qui s’est produit à Sotuba où le propriétaire d’un véhicule après avoir causé un accident ayant débouché sur une perte en vie humaine, a décidé de régler la situation à l’amiable avec la famille de la victime, alors qu’il n’en avait nullement le droit. Puisque n’ayant aucune assurance pour son véhicule, la crainte que le service des accidents et constats de la police s’empare de la situation, a eu raison de lui.

Encore que les familles éplorées n’ont pas satisfait à son désidérata. A l’instar de ce cas, plusieurs autres éventualités pullulent tous les jours, créant d’énormes préjudices aux pauvres populations. Pendant ce temps, les contrôles inopinés et la rigueur, qui s’observaient dans tout le pays pour modérer les véhicules non assurés, semblent s’estomper.

En dépit du manque à gagner que ce laxisme crée à l’Etat, il est devenu aussi une épée de Damoclès qui plane sur la tête de tous les usagers de la circulation.

Les policiers de la circulation routière ainsi que les agents de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), sont-ils en train de faillir ? En tout cas, ils sont les principaux acteurs clés pouvant par des réactions promptes, permettre d’endiguer le phénomène de véhicules non assurés, qui en passe d’être en règle dans la circulation routière au Mali.

Paul Y. N’GUESSAN

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