Double vie!

Collectionner les conquêtes est le sport favori de certains playboys bamakois. Pour certains parmi ceux-ci, c’est juste une façon de montrer leur compétence en drague, permettant ainsi d’agrémenter la chose, disent- ils. Cependant, ce petit jeu de cache-cache peut parfois se retourner contre eux, comme ce fut le cas pour le jeune Malick. Jeune diplômé sans emplois, Malick est d’une beauté divine. Très grand de taille, doté d’une corpulence athlétique, avec un regard envoûtant, il a tout pour plaire aux femmes. Une arme dont il sait tirer profit à suffisance.

Propriétaire de tous les dossiers féminins, Malick collectionne les femmes à souhait, sans distinction d’âges. Il a fini même par devenir gigolo, se faisant entretenir par les vieilles dames. Avec leur argent, il menait grand train. Au même moment, il vit une histoire d’amour avec Habiba, une fille douce et calme.

Malick, malgré sa vie de Don Juan, prévoyait épouser Habiba. Car à ses dires, « elle était celle qui lui fallait ». Modeste dans son habillement, cette dernière est presque voilée. Mais comme on le dit, l’apparence trompe… !

Malick et Habiba ne se voyaient que le jour, dû certainement à la double vie que mène le jeune homme. Comme tout bon collectionneur, Malick passait la journée à dormir, comme un vrai flemmard et la nuit il pouvait tranquillement passer à l’action. Un soir de vendredi cependant, tout va basculer dans sa vie.

Ce soir-là, Malick était invité à une soirée par un de ses amis, pour repérer « les Mémés perdues » et surtout riches. Il était loin de s’imaginer le spectacle auquel il allait assister. De sa table, Malick aperçoit deux femmes, collées serrées, qui s’embrassaient sur la bouche !

Interloqué par ce comportement, il décide de s’approcher pour bien assouvir sa curiosité. Ce fut la foudre qui lui tombera sur la tête ; c’était Habiba, la femme qu’il comptait épouser. Sous le coup de l’émotion Malick n’évanouie…

« Je n’aurais jamais imaginé Habiba lesbienne ! Elle était tellement parfaite », affirme Malik. En effet Habiba menait, elle aussi, une double vie. Elle était lesbienne la nuit et Hadja le jour. Elle confiera à Malick que cet argent lui servait à payer ses études.

Depuis ce jour, Malick s’est, en quelque sorte, converti. Il a abandonné son ancienne vie de gigolo et évolue actuellement dans le secteur de l’entreprenariat. Conclusion, mener une vie de Don Juan est un choix, cependant messieurs, la roue tourne.

Soumba DIABATE (Stagiaire)

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