Environnement : Bamako sous la poussière

Bamako, la capitale malienne dans le temps, était parmi les capitales les plus enviées de l’Afrique de l’Ouest. Ce qui lui a fallu en son temps le sobriquet de «Bamako la coquette». Aujourd’hui, Bamako est devenue pratiquement invivable par les saletés et la poussière enveloppante qui surplombent la ville au quotidien.

Les saisons se succèdent, et on sait plus laquelle choisir. Après hivernage où la population se plaignait des eaux stagnantes et des routes délabrées et boueuses, nous voici à l’approche de la période fraiche où la poussière commence à devenir reine dans la capitale. Une situation qui indispose les usagers.

Cela fait près d’un mois que nous avons dit au revoir à la saison pluvieuse et qu’aussitôt la poussière commença à envelopper la ville de Bamako. Il devient un calvaire pour la population de se déplacer car que l’on soit en voiture ou en moto, on n’est pas épargné. Pour certains, cela est dû à non seulement au mauvais état de nos routes mais aussi à une certaine négligence des autorités.

« Je dirais qu’il n’y pas une période de l’année où il n’y a pas de poussière à Bamako même pendant la période hivernale, il suffit qu’il ne pleuve pas seulement deux jours pour que la poussière refasse la fête. Nous sommes habitués, nous les motocyclistes, nous nous camouflons avant de quitter la maison mais avec tous ça la poussière nous repoudre bien le visage avant d’arriver à destination », lance un jeune usager.

Koné, enseignant de son état et très en colère face à cette situation nous raconte ceci :

« Les routes sont en piteux état, en plus elles ne sont pas balayées comme il le faudrait. Toute la journée, nous nageons dans la poussière. Et nous inhalons toute sorte de choses, développons des maladies et des allergies pas possibles. Pourquoi ce pays ne peut pas prendre exemple sur ses pays voisins comme le Sénégal, la Cote d’ivoire, des pays où les routes sont en bon état et très propres. Il est évident que cette situation nous interpelle tous, car même dans une voiture tu n’es pas épargné. Je ne sais plus ce que nous allons dire qui n’a pas été dit déjà. Des plaintes en longueur de journées, mais on a l’impression que cela fait empirer. C’est comme de la foutaise en fait. Par exemple à chaque fois que le Président doit partir à Ségou, tu verras des gens venir boucher les trous et balayer comme pour nous dire que le Président ne peut pas circuler sur une telle route, ou quand on se lève, tu verra ces mêmes personnes avec de drôle de machine comme s’ils vont bientôt réparer la route, mais entre temps la poussière fait de nous ce qu’elle veut ».

ADAM DIALLLO        

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