Faux journalistes : ces tartufes qui peuplent la presse malienne

Aujourd’hui, face à l’essor des médias et l’importance qu’ils prennent dans la vie politique et sociale, il est temps de mettre la lumière sur cette armée d’imposteurs qui peuple la presse malienne sous toutes ses formes. Notre critique porte surtout sur ses usurpateurs de titre qui au fil des ans, entachent l’image de toute une corporation.

Au-delà de l’idée selon laquelle les médias seraient le 4è pouvoir, doté d’une mission de protecteur de l’intérêt général, d’informateur, de dénonciateur, d’éveil des consciences, et de changement positif des comportements, l’influence de la presse est très connue.

Actuellement, la presse a pris une place importante dans tous les faits et gestes des citoyens et dans tous les domaines (social, économique, politique et même privé),

Alors, il devient difficile de comprendre pourquoi il règne autant de désinformation dans la manière dont certains médias présentent certains événements. Avec la manipulation de l’opinion qui se développe une question primordiale se pose : existerait-elle différentes catégories de journalistes au Mali?

La question vaut son pesant d’or, si l’on sait que certains ne vivent que du nom d’un organe qui n’existe pas ou ne fonctionne pas depuis longtemps. Ils se disent journalistes reporters et passent pratiquement tous les jours d’évènements en évènements sans être invité, à la recherche de perdiem, mais pas l’info, car non seulement certains ne savent même pas écrire, pire, ils n’ont même rien comme calepin où écrire.

Cette course effrénée de l’argent au détriment de l’information vraie peut-il s’expliquer par les conditions de travail de certains confrères, le plus souvent sans contrat, encore moins de salaires ?

Face à l’exagération des prédateurs, dont certains vont jusqu’à harceler ou menacer d’écrire dans leurs organes sur les organisateurs des cérémonies s’ils ne leur donnent pas de l’argent, il est temps et grand temps que les responsables des organisations faitières de presse ainsi que les directeurs de publication trouvent une solution rapide aux comportements peu orthodoxes de certains confrères qui ternissent l’image non seulement de la profession, mais également du pays, car même les étrangers ne sont pas à l’abris du harcèlement de certains journalistes prédateurs.

Outre les journalistes prédateurs qui se promènent de cérémonies en cérémonies, nous avons au Mali, une autre catégorie de confrères : les lèches bottes incapables de déceler le faux du vrai, ou à cause de l’argent sont prêts à tout. Il s’agit de ceux qui pour des pots de vins n’hésitent pas à diffamer, insulter ou propager des informations fausses sur des innocents citoyens, sans prendre le soin de vérifier la source ou faire le moindre recoupement de l’info, conformément à l’éthique et la déontologie de la profession.

En effet, ces tartufes acceptent pour argent comptant tout ce qu’on leur dit sans pour autant se soucier de l’effet que leur article peut avoir, oubliant qu’une information est comme une balle, dès qu’elle est lancée, nul ne peut savoir sa portée et sa destination.

Un phénomène plus grave est en train de se développer dans notre pays, il s’agit des réseaux sociaux, à travers lesquels nombreux sont ceux qui se déclarent journalistes, qui n’hésitent à balancer toute info qui leur tombent entre les mains.

En tout état de cause, il faut reconnaître que le pays regorge de nombreux et éminents journalistes tant dans la presse (écrite, orale et audiovisuelle) privée que publique qui méritent respect et considération.

Ces derniers pour qui, le journalisme est un sacerdoce, ne se reconnaissent pas en ces faux confrères sans conviction pour la profession, sans bagages moraux et intellectuels pour exercer dans les règles de l’art cette noble profession qu’est la presse.

En tout cas, nous restons optimistes que dans un très proche futur, on saura extraire le bon grain de l’ivraie et permettre aux vrais journalistes d’exercer leur profession désormais débarrassée de ces clones qui écornent négativement son image et sa probité.

Assitan Siga FADIGA

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