Insalubrité à Bamako : où sont passés les poubelles publiques ?

Il y a juste une année, de nombreuses campagnes de sensibilisation ont été faites pour rendre la ville de Bamako propre, du moins les grandes artères de la capitale malienne. Ainsi des poubelles ont été installées un peu partout à travers la ville, mais actuellement ces poubelles ont disparu et les mauvaises habitudes ont repris. La question que se pose bon nombre des Bamakois est de savoir où sont passées ces poubelles ?

Alors, il n’est plus étonnant de voir à Bamako un passant jeté une peau de banane ou encore un sachet d’eau par terre, malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation. Certes le citoyen qui s’adonne à de telle pratique n’est pas exempt de reproches, mais la responsabilité incombe surtout aux autorités du District qui ont le devoir d’assurer la salubrité de la ville, en édictant des règles de bonne conduite, ainsi que des sanctions pour tout contrevenant.

C’est vrai, on parle toujours de l’incivisme des Bamakois, mais, il faut savoir que les responsabilités sont partagées. La preuve : chaque fois que des poubelles sont déposées un peu partout dans la ville, il y a aucun suivi, et au bout de quelques jours, elles disparaissent.

« Ce n’est un plaisir pour personne de jeter des ordures par terre dans la rue. Mais que faire surtout s’il n’y a pas de poubelle. On peut marcher plus de 20 minutes sans voir une seule poubelle. C’est vraiment déplorable », déplore une passante.

Il faut savoir que l’on ne doit pas rendre cette ville propre pour une autre personne, Cette ville nous appartient et c’est à nous de faire tout notre possible pour la rendre coquette. Ce qui n’est pas le cas pour nous, témoigne Mariam Traoré.

 « Le Mali est un pays à part : regarde des capitales comme Dakar et Abidjan propres et les poubelles ne manquent pas. Mais ici, si tu vois des dispositions sont prises, c’est que nous allons avoir la visite d’un Président étranger, ou si un évènement international doit se tenir à Bamako, et après rien. On a même l’impression qu’après, ils se promènent pour ramasser les poubelles. Et on ne va quand même pas se promener avec les ordures», martèle Mariam Traoré.

Il est temps et grand temps de tourner cette triste page, Bamako fait partie des capitales les plus sales au monde et avec une implication de la population et l’apport adéquat des autorités, les choses peuvent être changées : « Si je ne m’abuse, je pense qu’un budget est alloué à l’achat des poubelles publiques et au ramassage quotidien des ordures par les mairies», a-t-elle fait savoir.

Adam DIALLO      

 

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