Insécurité au Mali : redoubler de vigilance à tous les niveaux

En fin d’année, il faudra être très vigilant sur nos routes. Car c’est la période propice aux braquages et autres attaques des compagnies de transport par les bandits armés. En effet, en ces moments de lutte contre le terrorisme, les compagnies de transport doivent redoubler surtout de vigilance pour échapper aux nombreuses attaques, devenues courantes sur toutes nos routes. Actuellement, la lutte contre l’insécurité n’est pas seulement l’apanage des forces de défense et de sécurité. Elle incombe aussi à tous les citoyens.

Ces derniers jours, il est fait cas de découvertes dans des bus de compagnies de transport d’armes suspectes. Au regard de cette situation, les transporteurs doivent donner un minimum de sécurité aux passagers qu’ils embarquent. Cela passe nécessairement par la mise en place d’un certain nombre de garde-fous. Dans les gares, les transporteurs doivent disposer de matériel de détection de métaux.

Ainsi, chaque passager ou voyageur doit en principe montrer patte blanche avant d’embarquer. Les bagages aussi doivent être fouillés avant d’être mis dans les coffres à bagages. Quel que soit le type de bagages, les compagnies doivent être en mesure de savoir ce que contiennent les sacs ou valises.     A priori, les cars ne devraient pas s’arrêter pour prendre des passagers en cours de route. Et dans le pire des cas, il doit y avoir une commission sécurité à bord des bus, dont les membres doivent être capables de passer au peigne fin l’identité de ces passagers.

Les compagnies de transport doivent aussi s’assurer que les personnes qui embarquent disposent de documents d’identification. Elles ne doivent pas embarquer des personnes qui n’ont pas de papiers.

Les bonnes pratiques ne concernent pas seulement les compagnies plus ou moins déclarées. Tous les véhicules de transport et autres doivent intégrer cela dans leurs habitudes. Les populations également sont invitées à développer des initiatives. Loin de nous l’idée d’appeler à cesser la pratique de l’auto-stop, mais les bonnes volontés doivent au moins chercher à connaître l’identité des personnes qu’elles transportent et le contenu de leurs bagages.

Les taxi man aussi sont invités à ouvrir l’œil, et surtout le bon. Même s’il est difficile de vérifier l’identité des clients, ils peuvent éviter de répondre à certaines questions impertinentes. Ce sont les questions qui ont trait à des lieux publics, à la sécurité…

Les forces de défense et de sécurité ont beau se sacrifier pour nous, si nous ne les accompagnons pas, ça sera difficile pour tout le monde.

Paul Y. N’GUESSAN

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