Investissements étrangers : le Mali reste toujours une destination enviée

Malgré la crise sécuritaire, politique et institutionnelle qu’a connue le pays depuis 2012, le Mali reste debout. Mieux, il continue d’attirer toujours des investisseurs étrangers. La preuve : courant 2016, plus de 70 millions de dollars US ont été investis au Mali dans la recherche (principalement de l’or). Ce qui a classé notre pays, au 3è rang de choix des investisseurs mondiaux privés en Afrique, derrière la RDC et le Burkina Faso. Ce tableau reluisant est encore récemment embelli par la nomination du Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, par ses pairs de l’Union africaine, comme ambassadeur de l’institution auprès du monde comme champion de la culture.

Pour charmer davantage les investisseurs étrangers, les autorités maliennes ont redynamisé le Code des investissements. Selon une étude de l’Agence pour la promotion des investissements (API), concernant l’estimation des projections d’Investissement direct étranger, suite à la mise en œuvre du nouveau CI : « le volume des investissements directs étrangers connaîtrait une évolution conditionnée à un environnement macroéconomique social stable ». Une situation qui vient conforter le Mali qui a grimpé, cette année, le classement 2019 Doing Business, obtenue grâce aux réformes fiscales engagées par les autorités, et la suppression de certaines taxes sur les salaires. Toute chose qui soulage les employeurs, même si des doutes subsistent aux portes du patronat, quant à l’application stricte des textes.

Toutefois, le Mali, à l’instar des autres pays qui ont attiré les investisseurs au cours de ces 10 dernières années, à l’image du Rwanda, où le certificat des entreprises est délivré en 2 jours, se doit d’accélérer certaines mesures favorisant l’entreprenariat et l’investissement, notamment, la dématérialisation de la procédure d’enregistrement et d’agrément des investisseurs.

En tout cas, cette mesure en ce 21è siècle, dominé par l’incursion du numérique, ne doit plus se faire attendre grâce aux systèmes informatisés assez évolués, qui peuvent permettre l’automatisation de la procédure d’enregistrement par l’internet. Toute chose qui permettrait à un investisseur chinois, français ou anglais, en un bout de clics, de déposer leurs valises au Mali, avec toutes les formalités d’installation requises remplies.

Par ailleurs, la lutte contre la corruption, lancée au Mali, demeure incontestablement le moyen le plus sûr et rentable pour rassurer les investisseurs et leurs investissements, afin qu’ils investissent au Mali.

Ousmane Tangara

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