Monnaie : pourquoi la pièce de 250 FCFA est rejetée?

C’est connu de tous les Bamakois : la pièce de 250 FCFA est refusée par les apprentis des Sotrama et certains commerçants détaillants. Un si triste constat qui est à l’origine de fréquentes polémiques entres passagers et transporteurs ou entre commerçants et clients, au niveau des gares routières, marchés et des quartiers de Bamako. Témoignages de certains Maliens sur ce phénomène au sujet duquel c’est le silence radio du côté des autorités publiques et monétaires.

Amy, étudiante, accuse surtout les transporteurs et les commerçants. « Quand on remet une pièce de 250 FCFA à un transporteur ou un commerçant, il le refuse immédiatement. Or, ce n’est pas nous qui fabriquons ces pièces d’argent. L’argent est un moyen d’échanges, malheureusement les transporteurs et les commerçants ne l’entendent pas de cette oreille ».

Quant aux transporteurs, certains acceptent les accusations. Mamadou, un chauffeur de Sotrama sur la route de Yirimadjo déclare: « Si nous acceptons les pièces de 250 FCFA, nous allons perdre au bout du compte, parce que les clients ne les accepteront pas et elles vont rester entre la main. Alors pourquoi les prendre ?».

Pour Moussa, commerçant, la pièce n’étant pas interdite au Mali. Vu tout ce problème qui existe autour, l’Etat doit la supprimer. Cela permettrait de régler le problème une bonne fois pour toute.

Kadia, vendeuse ambulante de bissap, pense que le problème est dû au fait que la plupart des pièces de 250 FCFA sont limées en sorte qu’on ne voit pas bien les numéros et les écritures.

« Si tu les prends, tu risques de les garder pour toi, puisque que tu n’auras pas de preneur », dira-t-elle.

D’autres, par contre, le rejettent pour son odeur. Ils disent que c’est un vieux métal et préfèrent surtout les billets au métal, précise Oumou, commerçante au marché de Yirimadio.

Quant à Drissa, étudiant, il dira qu’il y a des personnes qui refusent la pièce de 250 FCFA sans raisons valables. Pour lui, il faut informer le ministère des Finances. Car il incombe aux services financiers non seulement de recenser le nombre actuel des pièces de 250 FCFA en circulation pour les remplacer et ou prendre une décision favorable à la majorité.

En tout cas, aucune décision émanant de la plus haute institution financière de la sous-région Ouest africaine n’interdit l’utilisation de ladite pièce, et pourtant elle est systématiquement refusée au cours des échanges financiers. Et entre temps, transporteurs, commerçants et usagers, se rejettent la faute.

Fatoumata Koita

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