Multiples défis au Mali : la transition générationnelle attendue

Le Mali est à un tournant décisif de son histoire: société, école, santé, administration, défense et sécurité, rien ne va aujourd’hui ou près que. Tous les secteurs vitaux sont paralysés par la crise multidimensionnelle de 2012 qui n’a que trop coûté au pays, tant sur les plans humain, matériel que financier.

Les Maliens vont-ils continuer à assister impuissamment et indifféremment au déclin de ce pays, qui a des millénaires près, a prouvé à la face du monde sa grandeur, à travers la bravoure de ses fils, (Firhoune, Babamba, Koumbi Diossé, Mamadou Konaté, Modibo Keita, Fily Dabo Sissoko, etc.) qui ont gaillardement résisté à la pénétration coloniale et de haute lutte acquis l’indépendance, un 22 septembre 1960, pour que le Mali soit cité dans le concert des nations.

Aujourd’hui, plus que jamais, avec la recrudescence des attaques terroristes meurtrières, l’insécurité générale et la crise politique, le Mali est menacé jusqu’à son existence.

La nouvelle génération qui a hérité de ce destin, laissera-t-elle le pays s’abimer sans résistance aucune ? En tous cas, la transition générationnelle au Mali s’impose avec des tâches à accomplir. Et si elles ont pour nom et pour principal défi « sauver le Mali », la résistance et la résilience des Maliens restent indiscutablement la seule clé de voûte.

Comme nos vaillants soldats qui sont, au prix de leurs vies, sur le champ de l’honneur pour défendre le pays, chaque Malien doit se sentir concerné par la situation du pays qui exige de chacun un sacrifice.

En effet, que l’on soit médecin, agriculteur, journaliste, éleveur, commerçant, fonctionnaire, opérateur économique, ou simple citoyen, jeune ou vieux, le Mali appelle, en ces temps-ci, à un sursaut national  de l’ensemble de ses fils et filles.

Comme disait l’ancien Président Dioncounda Traoré, en 2012 « Chaque Malienne et chaque Malien doit désormais se considérer comme un soldat de la Patrie et se comporter comme tel », aujourd’hui, tout comme le militaire malien qui porte son arme pour défendre la patrie, le journaliste avec sa plume doit faire cette guerre à travers la défense de la paix et de la quiétude, l’éleveur, l’enseignant ou le commerçant, chacun doit se comporter en digne défenseur de la patrie face à cette guerre qui va jusqu’aux entrailles d’une nation nuit et jour. Il n’y a plus d’alternative, il faut périr ou sauver la mère patrie.

Ousmane Tangara

 

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