Prostitution : le phénomène se conjugue au masculin à Bamako

La prostitution qui a longtemps été conjuguée au féminin, à tel point que bon nombre de personnes pense qu’il n’y a que les femmes qui font ce métier. Erreur ! Pour preuve : A Bamako, une nouvelle forme de prostitution sévit et cela devient une tendance des jeunes garçons qui donnent leur corps en échange de quelques billets de FCFA.

Agés généralement entre 18 et 25 ans ou plus, ils sont nombreux ces jeunes garçons qui vendent du plaisir en échange de confort. Un véritable problème de société. Bamako, la ville aux multiplex visages, et oui c’est bien vrai : la prostitution masculine existe vraiment à Bamako, mais on n’en parle pas.

Comme on le dit souvent «la nuit, tous les chats sont gris», Au fait, ils sont jeunes, bien appoints, et loin d’être soupçonnés par le voisinage. En effet, ces jeunes sont à la recherche d’un commerce particulier : se vendre moyennant de l’argent, à des femmes qui ont une bonne situation financière, qu’elles soient plus âgée ou non, cela ne représente aucun obstacle pour eux, encore moins pour ce business de plus en plus très florissant à Bamako.

Cependant, ce fléau se pratique d’une toute autre manière, nous explique un jeune homme sous l’anonymat : « Ces jeune hommes ne se promènent pas le long des routes comme le font les filles. Ils ont des repères très connus des femmes ».

Selon lui, c’est un réseau bien structuré dans lequel même étant à la maison avec les Smartphones, on les met juste en contact avec une cliente.

« Avec ces femmes, il y a des collaborations qui peuvent durer, mais avec d’autres, c’est juste le temps de quelques minutes. Cela dépend de la cliente. Mais, une chose est sûre : dans ce business, personne ne connait personne et même s’il arrive qu’elles se rencontrent en ville, elles ne se parlent pas», ajoute- t-il.

Aussi, avance-t-il, plusieurs causes à ce phénomène : « les raisons qui poussent ces jeunes hommes dans cette pratique sont multiples, par exemple, nous comptons de plus en plus de jeunes qui ne travaillent pas ; d’autres aimant l’argent facile se voient sombrés dans le vice. Il y a aussi ceux qui le font pour le fun ou par l’influence d’une mauvaise compagnie. En tout cas, il ne devrait y avoir aucune raison pour justifier un tel comportement. Je sais qu’il y aura des personnes qui ne vont pas me croire, juste pour information, tous les regroupements de jeunes ne sont pas des grins innocents, à ce jours à Bamako, c’est juste le lieu où ces dames viennent chercher leur compagne pour la soirée. Je ne citerais pas de lieu, mais soyez plus attentifs et ouvrez bien les yeux », conclut –il.

Adam DIALLO              

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