Situation catastrophique du Mali : d’où viendra le salut ?

Depuis l’éclatement de la crise en 2012, le Mali est en train de devenir un pays bizarre. Pour preuve : de 1960 à nos jours, beaucoup de choses ont évolués, mais pas dans le bon sens. En effet, aujourd’hui, le Malien n’a peur, ni honte de rien. Comme dirait l’autre « On ne sait plus où se laver et où se sécher ».

Pire, de nos jours, on a l’impression de vivre dans 2 pays différents :

Dans le premier, les forces armées et sécurités sont en train de se battre au quotidien au prix de leurs vies pour assurer l’intégrité du territoire en proie de sérieuses menaces terroristes et indépendantistes.

Dans l’autre Mali, c’est le règne de la corruption, de détournements de deniers publics. Comme si cela ne suffisait pas les femmes peu soucieuses de la situation dramatique de notre pays qui est au bout de l’abîme, s’adonnent à une exhibition de leurs fortunes dont l’origine serait douteuse ou proviendrait d’une activité malsaine. Actuellement, aucun secteur de la vie (éducation, santé, justice, administration, l’armée, société civile, politique) au Mali n’est exempt de reproches tellement que le Malien est devenu méconnaissable depuis mars 1991 (avènement du multipartisme et de la démocratie).

En tout cas, nombreux sont les compatriotes qui s’interrogent déjà sur ce que sera notre Grand Mali à l’horizon 2023 ?

Les parents ont démissionné au niveau de l’éducation familiale, l’autorité de l’Etat bafouée, l’insécurité généralisée, l’incivisme et l’indiscipline chroniques. Bref le mal est perceptible partout et est commis par tous. Si le Malien était réputé un homme respectueux de sa parole, et surtout épris de paix, de solidarité et de patriotisme, aujourd’hui toutes ses valeurs dont il se glorifiait, sont perdues.

« Sous Modibo, les Maliens avaient honte de voler ou de mentir ; sous Moussa, ils avaient peur de voler, mais depuis sous Alpha, ATT et maintenant sous IBK, ils n’ont ni honte, encore moins peur de voler les deniers publics et de mentir », rappelle ce vieux, pantois devant la situation que vit notre pays où nul ne sait à quel saint se vouer.

En tout cas, il est temps et grand temps que les Maliens se ressaisissent et mettent de côté leur ego et se mettre ensemble afin de sauver le Mali avant qu’il ne soit trop tard. Les querelles de positionnement n’ont de sens que lorsque le pays existe. L’heure n’est plus aux critiques et aux accusations réciproques, mais à un sursaut national de la part de toutes les forces vives du pays (autorités politiques, société civile, leaders religieux et communautaires, jeunes et femmes, forces armées et de sécurité) pour panser nos plaies et bâtir un Mali nouveau. C’est la seule alternative qui vaille aujourd’hui, pour vaincre le terrorisme et le sous-développement.

Fatoumata Koita

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