Consolidation de la démocratie et de la paix au Mali : l’UNESCO outille les hommes de médias

Consolidation de la démocratie et de la paix au Mali : l’UNESCO outille les hommes de médias

Dans le cadre de ses activités pédagogiques, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) au Mali, à travers la Commission nationale malienne pour l’UNESCO et l’ISESCO, a organisé, le jeudi 26 décembre 2019, à la Maison du partenariat, un atelier national sur la contribution de la communication et des médias dans la consolidation de la démocratie et la paix au Mali.

La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le ministre de la Communication, chargé des relations avec les institutions, Porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré. C’était en présence de la représentante de l’UNESCO au Mali,, Pr. Diallo Kadia Maiga ; du formateur Tiona Mathie Koné, ainsi qu’une cinquantaine des journalistes participants.

Cet atelier financé par l’UNESCO a pour objectif de renforcer les capacités des journalistes de la presse et des animateurs de radio et de télévisions publiques et privées afin de consolider les fondements de la démocratie et de la paix et favoriser le développement durable à l’horizon 2030.

Depuis 2012, le Mali fait face à une crise multidimensionnelle ayant fortement touché non seulement les acquis de la démocratie, mais aussi la liberté de la presse avec ses corolaires de dérapages en rapport avec le respect de la déontologie journalistique.

Pour la représentante de l’UNESCO, en ce siècle de technologie de communication et d’information et au moment où nous vivons, le terrorisme, les changements climatiques,  le foisonnement des médias et des réseaux sociaux, « combien sont dures et tristes les conséquences de la violence, combien il est important pour un pays d’asseoir les comportements non violents, la compréhension et le dialogue ».

Pour ce faire, soutient-elle, le rôle de la presse, des hommes et des femmes de médias est crucial. Elle en veut pour preuve : les hommes de médias sont parmi les vrais acteurs de la démocratie et de la paix. Ils doivent véhiculer les bonnes informations, sensibiliser la population, mettre en exergue les idéaux de la paix, la cohésion sociale, la démocratie, le respect des lois de la République.

Selon Mme Diallo, dans le contexte de paix et de lutte contre le terrorisme, il leur parait très important que les acteurs des médias s’inscrivent dans le sens du bien en évitant d’être vecteurs de conflit à travers leurs paroles, leurs écrits ou toutes autres formes de leurs productions.

Pour le ministre de la Communication, Yaya Sangaré, cette session de formation se situe dans le cadre des activités de l’UNESCO au Mali, à travers la Commission nationale malienne pour l’UNESCO et l’ISESCO.

Aussi, rappelle-t-il, la coopération de l’UNESCO se manifeste par ses soutiens multiples aux projets dans notre pays couvrant les domaines de l’éducation environnementale, l’alphabétisation et le renforcement de capacités sur les questions de liberté de la presse, la sécurité des journalistes et la conservation des mémoires documentaires.

Il a fait savoir que la thématique de cet atelier est d’une grande pertinence dans la mesure où le Mali fait face à des nombreux défis, notamment, le terrorisme, l’insécurité, la migration et le chargement climatique.

« Le secteur des médias au Mali fait face à des défis de formation des ressources humaines de quantité et de qualité », a déclaré le ministre Sangaré. Face à cette situation, il s’est réjoui de cette initiative qui vise à renforcer les capacités des journalistes de la presse et des animateurs de radio et de télévisions publiques et privées du Mali, en matière de respect de la déontologie, de la consolidation des fondements de la démocratie, de la paix et de favoriser le développement durable à l’horizon 2030. « M’adressant à vous, en cette période de guerre asymétrique, de crise sécuritaire où l’avenir de la nation malienne se joue, pour recoudre le tissu social malmené, la presse a un rôle prépondérant dans l’accompagnement du processus de réconciliation nationale », a-t-il énoncé.

Seydou K. KONE

 

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