Flambée des prix pendant les fêtes de fin d’année : un phénomène naturel et général

Les fêtes de fin d’année sont réputées des moments de fortes dépenses pour les Bamakois, En effet, les familles ont de plus en plus d’invités et pour le Malien, bien fêter est synonyme de bien manger. Ce qui fait que les provisions sont revues à la hausse et certains doublent ou triplent les achats, poussant ainsi les commerçant à augmenter les prix des produits de grande consommations, notamment les denrées alimentaires, particulièrement les légumes frais.

Un tour dans les marchés suffirait pour se rendre compte que c’est bien la période des légumes frais. Il y en a pour toutes les variétés : carottes, tomates, haricot vert, choux, poivrons, mais intouchables en ces temps de fin d’année. En effet, depuis près d’une semaine, malgré l’abondance des légumes frais sur les marchés maliens, les prix ont pris l’ascenseur, nous confie une ménagère que nous avons croisée au marché de Médine

 «En fin novembre, nous avions commencé à dire Alhamdoulilah (Dieu merci), car les légumes frais étaient de nouveau disponibles sur le marché et des prix abordables. Mais depuis mi-décembre, ils ont commencé à être un peu chers et pourtant il y en a en quantité sur le marché ».

Pour cause, certaines personnes pointent du doigt les fêtes de fin d’année qui sont à l’horizon.

«Depuis le vendredi, j’ai constaté que l’aubergine que tu avais acheté à 25 FCFA est vendu à 50 FCFA,  les choux, le gros morceau était cédé à 50 FCFA. Mais, si tu vois ce qu’il propose à 5O FCFA, tu n’en reviendras pas. Et pourquoi ? Parce les fêtes sont proches, le Malien aime tellement la cherté qu’on a l’impression qu’il guette ces moment », affirme une dame sous l’anonymat.

Selon Mme Traoré, cette situation n’est plus une nouveauté, car chaque année, c’est le même scénario « C’est devenu une habitude à l’approche des fêtes, nos marchés deviennent autre chose, tu t’y perds, de la façon dont, du jour au lendemain, les prix changent. On a l’impression qu’il n’y pas de règles dans ce pays».

Comme on le dit le malheur des uns fait le bonheur des autres, car cette situation est une bonne affaire du côté des commerçants nous rassure cette vendeuse de légume au bord du goudron.

 « Actuellement, nous avons un peu de tout, moi je m’approvisionne au marché de Kati. Nous faisons tout pour qu’en cette période où la demande est un peu grande pour satisfaire la clientèle. Les clients viennent, le marché est réellement dynamique et les prix fixés sont raisonnables, à mon avis » affirme la vendeuse.

Un peu à l’intérieur du marché, nous avons cette dame assise devant sa boutique qui déplore que les choses se passent au ralenti par rapport aux années précédentes.

 « Regardez-vous-même, le marché n’est pas rempli à une semaine des fêtes de Noel, cela m’inquiète un peu. Je ne vois pas de grand changement, jusque-là, car les clients restent les mêmes et les quantités demandées n’ont pas trop varié. Même si les clients se plaignent du changement de prix de certaines denrées, il est bien de savoir que nous avons également ce même problème au niveau de nos fournisseurs », se lamente-t-elle.

Que faire c’est la loi de la libéralisation des prix commandée par le principe de l’offre et de la demande. C’est clair, en ces périodes de fin d’année, la demande est plus forte que l’offre, par conséquent, les prix augmentent. Et les vendeurs n’ont pas le temps à accorder aux clients habitués à marchander les prix des articles, car convaincus, d’autres plus intéressés viendront pour en achetant tout bonnement.

Autre réalité, il suffit juste que la fête passe, y avec l’euphorie qu’elle avait suscité pour que les choses reviennent à la normale. Alors, il revient aux acheteurs de prendre leur mal en patience, et comprendre que le phénomène (hausse des prix) est naturel et général. La preuve, elle ne concerne pas que les légumes frais, mais pratiquement toutes les branches d’activités entrant directement ou indirectement dans la fête.

Adam DIALLO

 

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