La culture : un levier pour la renaissance ?

Malgré la crise sécuritaire, le Mali a encore de quoi à revendre sur le plan culturel. Et cela semble être d’un grand apport pour surmonter la difficile situation : sociale, économique et culturelle que les Maliens sont appelés à relever. Depuis 2012, certains médias n’hésitent pas à présenter le Mali comme une zone rouge, à ne plus visiter.

Sauf que cette fausse présentation de notre pays ne parvient encore pas à faire hésiter les amoureux de la culture en général, et celle malienne en particulier, à dépasser leurs frontières contre vents et marées, pour venir s’abreuver de l’inépuisable riche culture, où ont vécu les 333 Saints. Pour preuve, les « rencontres de Bamako », la Biennale africaine de la photographie, qui ont réuni dans notre pays : 85 artistes, près de 35 pays, dont le Maroc, le Cuba, le Venezuela, le Brésil, l’Inde, et le Cap-Vert, etc.

Malgré les kilomètres qui séparent le Mali de ces pays, ils ont tenu à répondre présents à ce grand rendez-vous annuel qui se tient chaque deux ans dans notre pays. Et voilà, que la destination Mali se maintient par la culture, et de la plus belle des manières. Mieux, le Président de la République Ibrahim Boubacar Kita (IBK), récemment nommé Coordinateur de l’Union africaine pour les arts, la culture et le patrimoine, vient impulser une autre dimension à la place que la culture pourrait jouer afin de sortir le pays du chaos qui lui est voulu.

En tout cas, face à la triste menace terroriste : «cet évènement festif, qui rend hommage à la culture, et à la beauté africaine, est une réponse qu’on veut apporter à ceux qui veulent imposer l’obscurantisme et le terrorisme aveuglement », a soutenu Joël Meyer, l’ambassadeur de France au Mali, à l’ouverture de la cérémonie de la Biennale africaine de la photographie.

Tout comme l’ambassadeur de la France au Mali, le Président IBK n’estime pas moins le rôle et la place de la culture face aux défis de son pays : « On nous impose une guerre asymétrique aujourd’hui, une guerre où l’obscure demeure l’objectif principal », estime IBK. Ainsi, la lumière de la culture malienne pourrait stopper les desseins obscurantistes.

Ousmane Tangara

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