Le beurre de karité : ses vertus

Le karité est l’un des arbres sauvages qui poussent le plus souvent au Mali. Sa pulpe est consommée, la noix est une matière essentiellement utilisée pour la fabrication du beurre de Karité qui est une activité principale, qui occupe plus de 80% des femmes rurales. Selon les estimations, environ 25000 femmes évoluant dans 75 coopératives ont régénéré plus de 1,4 milliard de Fcfa de 2015 à 2018. Ce qui fait comprendre que la filière karité a un rôle non seulement économique mais aussi sociale surtout en milieu rurale.  Au Mali, le Karité pendant très longtemps et même à ce jour est considéré comme un trésor. Et surtout pour les femmes car les revenus sont un véritable creuset de soutien pour les familles, en matière de sécurité alimentaire. Le beurre de karité autrefois exclusivement Africain, traverse les frontières maliennes grâce à ses multiples vertus.

Au Mali, c’est en début d’hivernage que les premiers commencent à tomber. Le fruit du karité a une forme ovale, comme des kiwis en signature. Ils sont constitués d’environ 55% de pulpe que le Malien savoure une pulpe qui enveloppe souvent, deux noix, très riches en matière grasse (55%), et c’est de cette noix blanche, que le beurre de karité est extrait.

Au Mali, même si la production de beurre de karité se modernise peu à peu avec les différentes coopératives, l’essentiel de production reste traditionnel. Elle se transmet de mère en fille de génération en génération : « La production de beurre de Karité est une activité qui demande d’énormes efforts » explique Maman Sétou, une productrice de beurre de Karité à Bougouni dans la région de Sikasso : « la production de beurre de karité et soumbala sont les seules activités que je mène depuis plus de 30 ans. Cette activité est très rude mais bon je vie de ça. La première étape de la production consiste à la cueillette qui se fait quand les fruits sont mure. Chaque matin dès les premiers chants du coq, nous nous dirigeons vers les champs en formant des petits groupes de femme. Et nous venons ressembler notre cueillette dans un coin de la maison, une activité tout aux plus deux mois. Sécher, les coques sont ensuite fumées ou bouillis à feu doux cela dépend juste de votre technique.

Ainsi après la cuisson, elle est séchée, puis on sépare les coques des noix, et après les noix sont triées et lavées, ensuite nous écrasons les amandes aux pilons dans le mortier avant de retourner dans la marmite pour être torréfiés ou frits. Ensuite, direction le moulin pour avoir la patte, une patte de couleur marron qui est ensuite la patte nettoyée est ensuite malaxée soigneusement et longuement tout en ajoutant de l’eau de temps en temps tout en faisant le même mouvement afin d’obtenir la patte blanche. Cette patte blanche revient dans la marmite et mis sur feu pour être liquéfiée. Et nous obtenons de l’huile qui est ensuite tamisée et mis froid pour obtenir du beurre de Karité et après il est façonné en forme de boulle en raison de 25 FCFA l’unité » confie Maman Sétou.

Très riche en vitamine A D E et F, des vitamines pour les cheveux et la peau, il rénove et stimule les cellules de la peau, le beurre de Karité est un excellant produit anti âge. L’élément dominant dans les crèmes antirides. Le beurre de Karité s’avère être efficace pour soigner les vergetures, les plaies, et les brulures.

Pour le Dr Dramane Diarra « en médecine moderne, nous conseillons plus le beurre de karité en dermatologie car après recherche, nous avons su que le beurre de karité grâce à ses nombreuses vitamines, répare, raffermit et améliore l’élasticité de la peau. Et en matière de cuisine le beurre de Karité ne représente aucun danger tangible si les règles de dosage sont respectées comme pour tout produit gras ».

Adam DIALLO

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*