PACUM : rapport d’évaluation sur les pratiques de mobilisation des STD

Le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et Logement social, Hama Ould Sidi Mohamed Arbi, a présidé la cérémonie du lancement de l’atelier de partage du rapport d’évaluation sur les pratiques de mobilisation des services techniques déconcentrés (STD). C’était le lundi 25 novembre 2019, au Centre international de conférence de Bamako (CICB).

A la faveur des différents mécanismes d’appréciation de la pertinence et le niveau d’atteinte des objectifs du Projet, afin d’assurer plus de durabilité au processus d’accompagnement des communes, il est apparu nécessaire de poursuivre les missions d’appui aux villes participantes tout en impliquant les Services Techniques Déconcentrés, appelés à poursuivre la mission de renforcement de Capacités mise en place par le PACUM.

L’Equipe Mobile de Renforcement des Communes urbaines (EMRCU), qui avait en charge le renforcement de la capacité des Communes, a été engagée pour évaluer et partager les pratiques de mobilisation des Services Techniques Déconcentrés (STD) dans les villes en vue d’apporter une dynamique nouvelle dans la mobilisation des STD et dans l’opérationnalisation d’un appui conseil plus efficace aux communes. C’est dans ce cadre que le présent atelier est organisé pour le partage des conclusions du rapport d’évaluation de l’EMRCU sur les pratiques de mobilisation des Services Techniques Déconcentrés (STD) par les Communes en vue d’assurer plus de durabilité au processus d’accompagnement des communes.

Le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et Logement social, Hama Ould Sidi Mohamed Arbi a souligné qu’à travers plusieurs Politiques, le Gouvernement a institutionnalisé certains outils et approches, notamment la contractualisation sur base de performance et les transferts fiscaux de l’Etat aux Collectivités Territoriales de façon à promouvoir la participation citoyenne et la redevabilité sociale des organes de gestion desdites Collectivités. C’est dans ce cadre général que le Projet d’Appui aux Communes Urbaines du Mali (PACUM), initié en 2012 par le Gouvernement, a été mis en œuvre, avec pour objectif global d’appuyer le renforcement des performances institutionnelles et de contribuer à l’amélioration des services d’infrastructures des communes urbaines ciblées, a-t-il évoqué.

« Bénéficiant de l’appui technique et financier de la Banque mondiale et de la Coopération suisse, le PACUM, à travers des appuis budgétaires annuels, concourt, d’une part, au renforcement des capacités des Conseils communaux et, d’autre part, à la réalisation d’infrastructures et d’équipements urbains dans 14 villes du Mali, à savoir : Bamako, Kayes, Kita, Sikasso, Koutiala, Bougouni, Koulikoro, Ségou, Niono, Bla, Mopti, Bandiagara, Tombouctou et Gao », a précisé le ministre Arbi.

Décentralisation, un processus politique complexe et parfois conflictuel

De même, le ministre de l’Habitat et de l’urbanisme, Arbi a indiqué qu’à travers ce projet, basé sur une approche de responsabilisation des conseils communaux, le gouvernement a voulu innover le système de transfert de ressources aux communes en le basant sur l’atteinte d’un ensemble de critères de performance fondés essentiellement sur l’application des dispositions du code des collectivités territoriales et des règles de bonne gouvernance en matière de décentralisation. Dans ce contexte, a-t-il estimé, chacun a une partition à jouer. La redistribution des rôles et des pouvoirs entre les acteurs doit être claire et équilibrée, mais aussi et surtout appropriée et pratiquée sur le territoire de la collectivité.

Par ailleurs, le Projet d’Appui aux Communes Urbaines du Mali (PACUM), dans son processus de mise en œuvre, a significativement contribué à améliorer le niveau de performance des Villes Participantes au Projet (VPP). Le PACUM apparaît aujourd’hui comme une expérience pilote qui a permis aux communes partenaires de mieux appréhender leurs domaines de compétences en matière de maîtrise d’ouvrage communale et de gouvernance. Selon le ministre, cette expérience, somme toute, originale par son approche, recèle bien de leçons à capitaliser mais aussi des défis à transformer en opportunités.

La problématique de la gouvernance décentralisée dans l’optique de la maîtrise d’ouvrage communale n’est pas sans réels défis dans le contexte malien, marqué par une faiblesse en ressources propres des collectivités et les limites d’un Etat face aux besoins de plus en plus croissants des populations, a-t-il dit.

Seydou Karamoko KONE

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