2020 : les Maliens entre optimisme et pessimisme sur les 60 ans d’indépendance du pays

Le 22 septembre 2020, le Mali indépendant aura 60 ans, l’âge de la maturité et de la responsabilité. En attendant, certains de nos compatriotes ont profité du nouvel an pour diagnostiquer la situation sociale, économique et politique du pays, et proposer des pistes de solution, face à la crise multidimensionnelle, que le pays connaît depuis 2012.

M Berthe, enseignant à Bamako, estime qu’il faut un plus grand engagement de la part de chaque Malien. «L’heure n’est plus au sommeil, mais au travail, et à l’action. Il faut analyser nos forces et nos faiblesses, afin que chacun puisse briller comme il se doit dans son domaine de compétences. Car, s’il y a un mal dont cette nation souffre, c’est le fait que plusieurs de nos compatriotes exercent dans des secteurs qu’ils n’aiment pas. Ce que constitue une perte pour tout le pays entier. A l’école, même les élèves et étudiants doivent faire la part des choses pour réussir davantage et ne pas être des individus riches en diplômes mais pauvres en compétences ».

Quant à DEMBELE, infographe, il pense qu’il faut une réelle prise de conscience des enjeux sur divers plans et rattraper le temps perdu. Ce qui implique d’aller vite à l’essentiel dès ce début de l’année 2020.

«Pour réussir cette démarche, il est essentiel de réussir la réconciliation entre nous même et avec nos proches, avoir une vision commune quant à la construction de notre pays, et ne pas voir l’autre comme son ennemi mais plutôt comme partenaire », soutient M Dembélé.

M Coulibaly, enseignant, insistera sur la communication. «Avec tout ce que le Mali traverse du Nord au Sud et au Centre de notre pays, il est nécessaire de prioriser le dialogue entre les gouvernants et les gouvernés pour aider le pays à sortir de crise».

Aussi, dira-t-il, pour beaucoup de nos compatriotes, nous ne sommes pas indépendants. « C’est le pays colonisateur qui nous commande », estiment-ils.

De nos jours, il n’est plus question d’accepter cette situation. Et nos dirigeants doivent passer les vraies informations pour assurer la population à être fière.

«Que la célébration de chaque fête d’indépendance du Mali soit un moment de grande communion, de partages et d’engagement patriote en faveur du développement du pays, à travers le renforcement de  certains domaines, prouvant ainsi que nous sommes un pays libre et indépendant », souligne-t-il.

En tout cas, en attendant la célébration du 60è anniversaire du Mali indépendant, il s’avère primordiale de gagner la guerre contre le terrorisme et l’insécurité, souder nos rangs, endiguer la corruption et le détournement de derniers publics, condition sine qua non pour un Mali réellement indépendant, libre et émergent.

Fatoumata Koita

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