Attaques terroristes au Mali : Le dernier rapport de la MINUSMA révèle des hauts et des bas

Il ressort du tout dernier rapport du Secrétaire général de la MINUSMA, en date du 30 décembre 2019, « 269 attaques au cours desquelles 200 civils ont été tués, 96 blessés et 90 enlevés». Des chiffres qui attestent une baisse des attaques terroristes dans notre pays, par rapport à son rapport précédent, publié le 1er octobre 2019. Cependant, relève ledit rapport, les attaques meurtrières dirigées contre les Forces armées maliennes ont connu une hausse, avec «193 soldats tués et 126 blessés, soit 116% de plus par rapport à la période précédente ».

Dans son dernier rapport du 30 décembre 2019, le secrétaire général de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif, fait une destruction des faits nouveaux survenus, d la situation dans le Nord et Centre du Mali, et de la configuration de la Mission pour ce qui est de l’exécution de ses priorités.

En effet, de la stabilisation et du rétablissement de l’autorité de l’Etat dans le centre du pays, le rapport note : « le Gouvernement a intensifié ses efforts pour mettre en œuvre une stratégie globale axée sur les aspects politiques, à rétablir l’autorité et la présence de l’État et les services sociaux de base ».

Un effort du gouvernement qui, note-t-il, est toutefois loin de confisquer la recrudescence des attaques multiformes au Nord et au Centre du pays : « La période considérée a été également marquée par une série d’attaques meurtrières dirigées contre les Forces armées maliennes: 193 soldats ont ainsi été tués et 126 blessés, soit 116% de plus par rapport à la période précédente», souligne le rapport qui précise que les plus sanglantes sont celles qui se sont produites le 30 septembre à Boulikessi et Mondoro dans la région de Mopti ; le 1er novembre à Indélimane et le 18 novembre à Tabankort région de Ménaka.

Sur la période concernée, la mission Onusienne n’est pas restée timorée. Elle a notamment assisté les forces de défense nationales, dans leurs ripostes et actions de terrain :

« La MINUSMA a fourni un soutien en matière d’évacuations sanitaires aux forces de défense et de sécurité nationales, ainsi que des carburants et combustibles et du matériel pour renforcer certains camp », indique le rapport qui se réjouit de même de l’évolution de la situation sécuritaire. Malgré tout, les résultats restent mitigés, et se doivent d’être consolidés pour combler les attentes des populations, reconnait la mission multidimensionnelle, dont le mandat vient d’être prorogé jusqu’au 30 juin 2020.

Ousmane Tangara

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