Lutte contre la corruption : l’obligation de maintenir le cap !

C’est un combat de longue haleine : la gestion des affaires publiques, selon les règles de l’art, est une préoccupation de tous les instants. Censés faire montre de vertu, les commis de l’Etat, à qui est confiée l’utilisation des ressources publiques à divers niveaux, ne démontrent pas toujours leur bonne foi et leur professionnalisme. Dans l’exercice de leurs missions, les institutions en charge de la lutte contre la délinquance financière et la corruption, au titre des années 2016, 2017 et 2018, dans leurs différents rapports, ont décelé des manquements dans la gestion des sous au niveau des institutions et autres sociétés de la République.

Les faits incriminés sont liés, entre autres, aux surfacturations, à la TVA prélevée mais non versée au compte de l’Etat, aux bons de carburant indûment perçus, à la non réalisation de certains projets subventionnés par le Fonds public, des doubles paiements, des dépenses inéligibles dans la comptabilité, des constats de déficit de caisse dans plusieurs formations, le paiement aux agents des frais pour des missions fictives, le fractionnement des commandes publiques, la mauvaise gestion des ressources en carburant. Etc.

A l’évidence, le gouvernement a pris l’option de lutter contre les faits de mauvaise gouvernance des ressources publiques. Cela est à son actif. Encore qu’entre la dénonciation et l’établissement de la culpabilité et plus encore la sanction, il y a souvent un fossé. Mais c’est déjà bien de mettre le doigt sur la plaie. Il reste seulement aux décideurs de trouver les bons mécanismes et les bons procédés pour que cette lutte porte ses fruits. Le plus dur dans cette affaire, c’est que la fermeté soit de mise sur la durée. Dès que le sentiment d’un relâchement est manifeste ou que l’on a l’impression qu’il s’agit d’une lutte à géométrie variable, la vertu aura du mal à prospérer. Au nom de la bonne gouvernance, toutes les initiatives tendant à assainir les mœurs publiques sont à encourager, car selon l’adage, «la peur du gendarme est le commencement de la sagesse ».

Paul Y. N’GUESSAN

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