Prolifération du plastique : Pourquoi persiste-t-elle, malgré les alternatives ?

De nos jours, ils sont nombreux les Maliens qui commencent à prendre conscience des dangers du plastique. Pour preuve, de plus en plus, des petites startups en faveur de la lutte contre la prolifération des déchés plastiques voient le jour.

En effet, les initiateurs développent à la place des sachets biodégradables, fabriqués à base de matières végétales, de cartons ou du papier. A travers ces alternatives, il est tout à fait possible de réduire considérablement l’utilisation du plastique.

Le plastique se présente sous plusieurs formes et s’impose dans nos utilisations quotidiennes. Les sachets plastiques faisant partie des produits de grande consommation, sont pourtant nocifs sur le plan sanitaire et environnemental.

En effet, depuis 2014, les parlementaires avaient voté une loi portant interdiction de la production, de l’importation et de la commercialisation des sachets plastiques non biodégradable au Mali. Et près de 6 ans après,  cette loi peine à être appliquée et l’usage des sachets plastiques continue de laisser son empreint sur notre belle planète.

L’on se demande si c’est l’autorité de l’Etat qui est si faible au point de ne pas pouvoir faire respecter de simples textes ou si ce sont les alternatives qui manquent, pour interdire l’utilisation d’un objet qui s’est imposé dans le quotidien de tous ?

Des jeunes écologistes ont prouvé l’existence des alternatives pour se passer des sachets plastiques qui ont plus d’inconvénients que d’avantages. Ils tirent leur épingle du jeu en proposant des alternatives concrètes. C’est le cas d’emball Paper, Dina Pack et le Dah fibre.

Entre l’érosion du sol, la pollution de la faune et de la flore, les déchets plastiques, notamment les sacs ont d’énormes conséquences négatives sur notre santé et notre environnement.

La Société des fibres du Mali (FIMA-Sarl) s’est spécialisée dans la confection d’emballages naturels. Une initiative contribuant à lutter contre l’usage des déchets plastiques non biodégradables.

Les sacs en fibre dah sont fabriqués selon les caractéristiques et usages des produits agricoles et mode d’utilisation.

On se sert de la fibre de Dah pour fabriquer les fils qui sont rassemblés en bobines pour confectionner et tisser le ruban, ensuite découper pour la fabrication des sacs, selon les différents usages.

La fibre de Dah est utilisée également dans la fabrication des emballages naturels et pour la bonne conservation de nos produits agricoles tels que les céréales, les noix d’acajou, la pomme de terre, le café, le cacao pour le marché.

Quant à l’entreprise Emball Pepper, elle propose plusieurs modelés qui sont validés tout d’abord par les clients, (emballages jono, emballages kraft ou ram).

Les modèles existent sous plusieurs formats et sont disponibles pour la filière alimentaire ; restaurant, boucherie, services traiteurs, la filière commerce, les ventes d’habits, les ateliers de couture et les pharmacies.

Les déchets plastiques ont envahi le quotidien du Malien. « N’étant pas biodégradable et composant la majeure partie des ordures ménagères, ils constituent un véritable danger pour l’environnement. Les plastiques représentent un réel danger autant pour la faune que la flore, même les animaux ne sont pas épargnés», déplore Hadizetou Sidibé, la promotrice.

Concernant Dina pack, initiée par Khadija Adam, la startup s’inscrit dans la même lancée qu’Emball Pepper, en offrant des emballages écologiques, biodégradables, attractifs, modernes et permettant ainsi d’apporter une touche d’éco-responsabilité.

Rappelons que le papier est écologique et il est fabriqué avec une mixture de pate en papier, bois. Il est bio dégradable et recyclable. La biodégradabilité du papier est complètement naturelle. Mieux, le papier se décompose naturellement en un temps record pour trouver sa forme première de fibre de cellulose.

Par contre, le plastique dégrade la qualité de nos sols, engendre d’autres problèmes tels que l’érosion du sol, la non fertilité du sol ainsi réduisant la quantité des récoltes et la qualité de l’eau.

Assitan Siga FADIGA

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