Consommation du lait frais : les dangers liés à la commercialisation informelle

La consommation et la commercialisation du lait frais de vache constitue une activité génératrice de revenus au Mali.  La commercialisation informelle de ce produit n’est pourtant pas sans risque sur la santé publique des consommateurs. Les conditions d’hygiènes qui entourent sa mise sur le marché doivent être strictes et respectées.

Au Mali, ce sont surtout les Peuhls qui ont le monopole de ce produit très prisé. Ils sont voués à la recherche de l’argent et de l’épanouissement de leurs troupeaux sans pourtant se soucier dans la plupart des cas de la santé des consommateurs. Malgré sa richesse en éléments nutritifs, le lait perd toute sa valeur s’il n’est pas conditionné dans des mesures d’hygiènes propres à la consommation.

Aujourd’hui, pas grand besoin de prouver que peu d’éleveurs Peuhls font suivre leurs vaches par des vétérinaires alors qu’il y a des maladies qu’elles peuvent transmettre à l’homme. C’est ce que nous explique Mariko un vétérinaire. « L’animal peut être atteint de maladies telles que la salmonellose, la tuberculose, colibacillose, etc. Des maladies que l’homme peut contracter par le simple fait de boire du lait infecté. C’est pourquoi quel que soit le lieu où vous achetez votre lait, il est recommandé de bien le bouillir  avant toute consommation. Cela diminue les risques d’infection ». Informe-t-il

Aussi ajoute-il que les risques s’étendent encore plus loin « souvent la vache peut avoir des inflations mammaires de surcroit avec des plaies souvent qui, lorsque le peul trait le lait peut être contaminé et même souvent vous savez tous que les peuls ne sont pas toujours connus pour leur sens d’hygiène. Ce qui fait que le lait peut être contaminé. Le danger est partout, avec l’évolution, certaines pratiques doivent changer à notre époque ».

Ainsi pour protéger le consommateur M. Mariko propose quelques pistes de solutions « je n’irais pas jusqu’à dire de soumettre tous les laits destinés au marché à un contrôle rigoureux des services qualifiés car nous sommes dans un pays ou le laisser-aller domine mais il faut des sensibilisations au niveau des peuls et d’autres citoyens évoluant dans le domaine de l’élevage ». Conclus-t-il

Adam DIALLO

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