Législative de 2020 : Moussa Mara candidat en CIV de Bamako

« Moi-même, Inch Allah, je porterais les couleurs du parti en Commune 4 du district de Bamako ». Cette phrase est de l’ancien Premier ministre Moussa Mara, président du parti YELEMA (le changement en bambara), qui a bien voulu répondre à nos  questions à lui soumises, dans le cadre des élections législatives annoncées pour le 29 mars et 19 avril 2020.  Nous vous proposons l’intégralité de l’interview.

Le gouvernement se propose d’organiser les élections législatives le 29 mars et 19 avril 2020 sur toute l’étendue du territoire national. Qu’en pensez-vous ?

C’est une bonne chose et pour plusieurs raisons. La première est que cela permettra de refermer la parenthèse malheureuse de la prorogation du mandat des députés. La seconde raison est que cela est une résolution du dialogue national. Le gouvernement a donc ce double avantage d’aller dans un sens constructif pour le pays.

Aujourd’hui, en raison de l’insécurité, du déplacement massif des populations et de l’absence de l’administration dans beaucoup de localités, pensez-vous que lesdites élections pourront se tenir sur toute l’étendue du territoire national ?

Non évidemment, mais elles pourront se tenir sur une bonne partie des circonscriptions. Nous sommes dans une phase de notre vie nationale où il va être difficile, et pour longtemps, de sécuriser totalement le territoire ou d’atteindre un niveau de sécurité maximale comme il y a trente ou quarante ans.

Il va falloir s’adapter. Nous devons avancer au mieux, obtenir le parlement le plus légitime possible et nous battre pour accroitre le contrôle de l’Etat sur le territoire.

  1. Le parti YELEMA serait-il partant à ces élections ? Si oui quelles sont ses ambitions ? Avec quels partis compte-t-il nouer des alliances ? Si non pourquoi ?

 Le parti YELEMA sera partant évidement. Nous n’avons de cesse de demander ces élections depuis le moment de la première prorogation. Si on nous avait écoutés, on n’en serait pas là.

Le Parti YELEMA arrive à un moment de maturité de son histoire. Il doit le prouver en étant présent et bien représenté au sein du parlement.

Nous avons actuellement plus de 400 élus locaux dans le pays et sommes sixième parti au niveau de cette représentativité.

Notre ambition est de devenir au moins cinquième ou sixième parti en nombre de députés à l’Assemblée. Cela sera difficile car les élections législatives sont des élections où les barons locaux bien implantés sont favorisés, mais nous allons nous battre pour obtenir un nombre de députés qui nous rapprochera d’un groupe parlementaire. Moi-même, inchallah, je porterais les couleurs du parti en Commune 4 du district de Bamako.

  1. Votre mot de fin ?

Impliquons-nous tous pour aider le Mali à sortir de la crise. Que chacun, au niveau qui est le sien, laisse de côté ses intérêts immédiats et fasse preuve d’esprit de sacrifice, pour contribuer à une plus grande unité et une sortie de crise durable du pays.

Courage à vous de la presse qui a aussi un grand rôle à jouer dans cette perspective.

 

Sékou CAMARA

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