Miss Ortm : entre préjugés et polémique

Retransmise en direct sur tous les réseaux des Chaines nationales du Mali, la nuit ORTM a eu lieu ce vendredi 31 janvier 2020 au CICB. Cette cérémonie annuelle qui consacre la beauté de la femme malienne, depuis le début de la crise dans notre pays, fait couler beaucoup d’encres au sein d’une frange partie de la population, qui affiche son désarroi et son mécontentement.

Si pour certains, l’insécurité qui sévit actuellement dans notre pays, doit nous amener à surseoir à certaines pratiques festives, d’autres par contre enflent la polémique sur le niveau d’expression française des candidates et surtout des critères de sélection.

A ce jour l’élection Miss ORTM, ne fait pas l’unanimité au sein de l’opinion nationale. A chaque élection, les polémiques s’intensifient. L’édition 2020 n’est pas restée en marge de cette polémique.  En effet, avec la situation actuelle du Mali, des Maliens ont jugé indigne de la part de la chaines d’information publique d’organiser, un tel concours en faveur des FAMA.

Côté organisation, la déception était au rendez-vous. Comme si nos agences événementielles sont en manque d’inspiration. Ce couac de cette édition, conforte les sceptiques de ce concours de beauté, sur la comparaison au niveau des pays de la sous-région. Pour la simple raison que des membres du jury n’ont même pas le matériel nécessaire qu’il leur faut pour mieux suivre et noter les candidates. Les mêmes erreurs se répètent à chaque édition, sans que l’on ne songe à trouver une solution à ces maux.

Le constat global, est que l’on innove très peu lors de ces soirées de beauté, préférant faire du sur-place ou du copier-coller. Ce qui dénature l’ambiance festive de la soirée sans oublier que le niveau d’expression des candidates laisse à désirer.  Des candidates qui ont de la peine à s’exprimer en français, alors qu’elles sont pour la plupart des universitaires. Ce qui pose la question de la sélection au niveau des régions ou dans la capitale.

Par ailleurs Miss ORTM, suscite un débat quant à la dépravation des mœurs. Surtout dans un pays de forte conservation de tradition comme le Mali. Mais pour des candidates, c’est un moyen de se divertir, de vivre de belles expériences, faire des rencontres, célébrer et valoriser la beauté physique et mentale malienne.

Sur le plan stratégique ce concours de beauté, est un canal pour valoriser l’image et la culture du pays. Qu’à cela ne tienne, des personnes continuent de rouspéter sur la tenue d’un tel événement dans notre pays.  Car selon eux, le concours de beauté est synonyme de dépravation des mœurs, de harcèlement sexuel des candidates.

Et comme conforter les dires des détracteurs de ce concours de beauté, depuis Samedi 01 février 2020, un vocal circule sur les réseaux sociaux dans lequel vocal dit : « miss Ségou », accuse certains organisateurs de vouloir entretenir des rapports sexuels en échanges du titre de miss. Vrai ou Faux ?

La véracité de cela peut être remise en question. En tout état de cause, cela doit interpeller plus d’un. Néanmoins, il faudra féliciter les organisateurs qui n’ont pas inclus le défilé en maillot de bain, lors de ce concours. Une manière de respecter les us et coutumes de notre pays, comparativement à d’autres pays sur le continent.

Assitan Siga FADIGA

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