ARTISANAT MALIEN : les accessoires made in Mali rivalisent avec ceux importés

Dans le marché artisanal de Bamako la mode et le style s’associent bien à la production artisanale Malien. Les artisans maliens se défendent tant bien que mal dans la fabrication d’accessoires et font la fierté du Mali en se vendant sur les marchés internationaux.

Lassina Guido, un jeune cordonnier accepte de nous parler de ce métier qui le fait vivre. Ce métier un est un héritage qu’il a appris avec son père qui l’a hérité de son père. Sous son étale, le constat est éminent, l’art de façonner le cuir n’a pas de secret pour le jeune Guido qui travaille avec deux de ses frères et un cousin.

Leur expertise est prouvée par la beauté et la qualité des articles. Ils reproduisent tous les styles en cuire. « Je fais ce travail depuis que j’étais petit. Je l’ai appris aux côtés de mon père qui était cordonnier dans la ville de Mopti. Et depuis près de 8 ans je l’exerce dans le village artisanal de Bamako. Nous confectionnons beaucoup de modèles. Nous nous adaptons aux nouveautés. Il nous suffit de voir un modèle pour le reproduire. Actuellement le mélange de cuire et de wax, ceci est beaucoup demandé. Que ce soit les chaussures ou les sacs.

Un métier qui demande une grande dextérité car pour façonner le cuire il faut une certaine expertise. Ce qui plait aux clients : « ici, nous sommes nombreux à faire le même travail mais c’est la qualité qui nous différencie. Mes ceintures sont exportées par un monsieur qui me fait des commandes chaque fois qu’il part en Europe cela me rend fier. Et ici l y a toujours de l’affluence et les articles se vendent bien ». Confie Guindo

Ce qui est bien à savoir c’est que ces articles sont de qualité et abordables pour le Malien lambda : « nous vendons à prix bas car nous savons très bien que les Maliens accordent plus d’importance aux accessoires qui nous viennent d’ailleurs et qui coutent dix fois plus chères. Les chaussures et les ceintures sont vendues au minimum à 3000 FCFA. Les sacs à partir de 5000 FCFA. Le prix est fixé selon le model et la qualité du cuire.  En ce moment, je veux juste créer ma marque s’il plait à Dieu ». Conclut-il

Adam DIALLO

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