Coronavirus : des chiffres qui donnent le tournis

La pandémie de coronavirus se propage à la vitesse grand V et impacte lourdement l’économie mondiale. Au 20 mars, d’après le site français Statista, le COVID-19 a touché au moins 250 856 personnes à travers le monde, avec 9 115 décès, notamment en Chine, en Italie et en Iran, qui sont les plus affectés par la maladie.

La bonne nouvelle est que « 84 532 personne » ont été guéries du COVID-19 à la date du 19 mars, selon Statista, un site français, spécialiste entre autres en santé et en produits pharmaceutiques. Un optimisme qui n’atténue en rien les mesures drastiques adoptées çà et là pour prévenir ce que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a désigné quelques jours plutôt « d’ennemi de l’humanité ».

La Chine, l’épicentre mondial du virus a réalisé d’énormes progrès pour maitriser la propagation locale. Mais d’autres pays de la région craignent le pire sur le plan sanitaire et économique. Cette même peur prévaut un peu partout en Europe, et en Afrique, dernier continent à être contaminé avec plus de 600 cas d’infections selon l’OMS. En effet avec une vingtaine de morts, le continent africain compte moins de victimes pour le moment. Cependant, des spécialistes prédisent des scenarios catastrophiques pour les pays d’Afrique aux systèmes sanitaires limités.

A ce jour, (20 mars), d’après le site français Statista, le COVID-19 a touché au moins 250 856 personnes à travers le monde, avec 9 115 décès notamment en Chine, en Italie et en Iran, qui sont les plus affectés par la maladie. Par ailleurs, la maladie à coronavirus a provoqué un crash boursier inédit depuis 20 ans. Les marchés ont chuté les uns après les autres, tandis que les fermetures d’usines notamment dans le secteur de l’automobile avaient la tendance, lundi 16 mars en Europe.

En Asie, comme l’ont rapporté l’Agence Reuters et le journal Le Monde, les pertes ont été recensées partout : Hongkong, Shanghai, Shenzhen ou Tokyo. La même atmosphère a été observée sur les places boursières européennes lundi 16 mars avec des pertes de 5,75% pour la Bourse de Paris, 4,71% pour celle de Londres et de 5,31% à Francfort. Les Bourses des pays du Golfe, dépendants du secteur de l’énergie n’ont pas résisté à l’apocalypse. Aux Etats-Unis, Wall Street a connu une perte historique avec l’effondrement du Dow Jones. L’indice américain a chuté de 12 ,93 %, sa plus lourde chute depuis 1987.

Par ailleurs, la pandémie a contraint plusieurs pays à revoir la croissance de leurs PIB à la baisse. La France a révisé son taux de 0,3% au lieu de 0,9 % prévu initialement. Les prévisions sont identiques dans d’autres pays sur le vieux continent, avec un risque de récession pour les plus atteints par la maladie. La croissance envieuse de l’empire du milieu a également pris un coup, le pays table sur une croissance de 4% désormais alors qu’une dizaine de ses entreprises s’attendent à la baisse de 50% de leurs chiffres d’affaires du fait du coronavirus. Le Japon voisin fait les frais de la maladie : 56% de ses entreprises commerciales sont affectées par la crise financière liée à la pandémie de COVID-19.

Si pour l’heure, il est difficile d’évaluer l’impact du coronavirus sur l’économie africaine, le continent n’en demeure pas moins menacé compte tenu des échanges commerciaux qu’il entretient avec la Chine et l’Europe. Les économies africaines sont essentiellement basées sur l’exportation qui représente 75% du PIB du continent, avec moins d’échange intracontinental. Les géants africains comme le Nigéria et l’Afrique du Sud, déjà frappés par les chutes du baril de pétrole et la guerre économique entre la Chine et les Etats-Unis d’Amérique redoutent des récessions.

La Banque Centrale nigériane a annoncé, lundi 16 mars, la création d’un fonds de soutien à l’économie et d’autres mesures de soutien au secteur de la santé. Dans la même dynamique, le Fonds monétaire international (FMI) prévoie également de débloquer 50 milliards de dollars prioritairement pour les pays africains.

Aly BOCOUM

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