COVID-19 : tour d’horizon de quelques rumeurs en Afrique

Au fur et à mesure que la pandémie de coronavirus se propage à travers le monde, « l’infodémie », le néologisme consacré de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour qualifier les rumeurs qui accompagnent la maladie, gagne, elle aussi en ampleur, notamment en Afrique où la chasse aux intox s’organise de plus en plus.

Aucune plante ne permet de guérir le coronavirus

Au Mali, comme ailleurs en Afrique, des publications virales sur les réseaux sociaux prétendent que certaines plantes permettent de guérir le coronavirus. Selon l’OMS et les autorités sanitaires locales, scientifiquement, ce n’est pas démontré.

Non, le climat ne prémunit pas contre le COVID-19

L’argument qui voudrait que les régions au climat chaud soient moins vulnérables à la pandémie a été largement relayé. Encore une fois cette hypothèse a été infirmée par la propagation du virus sur le continent africain, où il fait une vingtaine de victime déjà.

La consommation de stupéfiants est contre indiquée

Dans le flux de remèdes fantaisistes contre la maladie, certains préconisent le cannabis ou la cocaïne. C’est purement fantaisiste. Et cela ne figure pas parmi les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé qui conseille plutôt de gestes simples comme le lavage des mains avec du savon ou du gel hydro alcoolique.

Les thèses conspirationnistes

Sur les réseaux sociaux beaucoup d’internautes se versent dans les théories du complot pour expliquer la genèse de la maladie à coronavirus. Les firmes pharmaceutiques, la Chine ou encore les États-Unis sont accusés d’avoir inventé le virus pour exterminés les Noirs. Là, également, difficile d’y croire quand on sait que les incriminés notamment la Chine a payé un lourd tribut humain et économique.

En fin, il n’est pas prouvé que la Nivaquine guérisse le COVID-19.

Ce n’est pas l’avis de l’OMS qui n’a à ce jour recommandé aucun traitement spécifique pour prévenir ou guérir la maladie. « L’OMS contribue à accélérer les efforts de recherche et de développement avec toute une série de partenaires ». Peut-on lire sur le site de l’Organisme onusien qui a lancé une vaste campagne contre les idées reçues sur le COVID-19.

Aly BOCOUM

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